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lundi, 06 mars 2006

Maria Soudaïeva, Slogans, I, 12

« Plus une seule expérience sur Natacha Amayoq ! »

L’expérience, toutes, est atroce. Souffrance dans un écrin de souffrances. Azote et soufre. Hendrix moulinant les vagues irisées de la vision : tant d’apocalypses ! Même plus de pape en plexiglas pour canoniser les mémés canons. La conscience vitrifiée comme une infinie patinoire s’offrait à nos regards éblouis et las, nos yeux cassants comme des demi-tons pour ne jamais reconnaître notre souffrance. L’impasse de frayeur ou de sérénité où Natacha Amayoq n’avait jamais pensé se trouver prise se reflétait tout entière dans la lame que le borgne brandissait sous notre nez en graillant d’incompréhensibles explications, des justifications, apparemment, où l’on ne distinguait pas les trous de leurs contraires. Nous cherchions à tâtons dans la galerie 111, à la limite du plafond, le renfoncement d’une trappe, l’obstacle d’une prise allégeante, mais il y avait bien longtemps, encore, que nous ne trouvions rien. Décrocher les cadavres et les remplacer par des anges ; transformer tous les murs en visages et les arbres en géantes armées jusqu’au chignon. Aucune angoisse : pour le cobaye, la souffrance culminera dans la mort.

12:09 Publié dans Lozungi | Lien permanent | Commentaires (0)

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