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jeudi, 23 mars 2006

Le Fruit

果     禪     無     世


境     乘     我     間


不     阿     外     洲


思     賴     道     樹


議     耶     行     林


Commentaires

Esquisse de traduction :

Sur une île de ce bas-monde, dans la forêt,
Il pratique la mystique de l’inexistence du soi.
Sa méditation l’emporte dans la conscience fondamentale
Jusqu’à l’inconcevable expérience de l’Éveil.

Soûtra de Lankâ X, 230

Écrit par : Abbé Constant | lundi, 27 mars 2006

AbbéC,
Votre esquisse de traduction me vaut esquisse de sourire ...
l'île , plus que tout autre ailleurs,décourage l'évasion et fait de nous dérisoire fétu...quant à s'échouer sur les rives de la conscience fondamentale...jamais je n'ai connu pareil naufrage.

Écrit par : L. | lundi, 27 mars 2006

Inconstant abbéc, notre condition d'homme ne fait-elle pas de nous d' éternels babillards?
j'en suis consciente...toujours! toujours!

Écrit par : L. | lundi, 27 mars 2006

Cette phrase
bien que non destinée à cela
m'est koan

c'est à dire
tire sur le fil de ma pensée
jusqu'à la rendre semblable
à l'idée de droite des mathématiques

j'atteins alors la libération
...
mais par le bas (sourire)

Luc
dfdn

Écrit par : Le Bateleur | mardi, 28 mars 2006

Ce qui revient à dire que si une "condition", quelle qu'elle soit existe, et a une prise quelquonque, c'est qu'il y a essence...?? :-)

Ou que si il n'y a essence, il ne peut y avoir condition?

Des îles et (ou) de l'océan qui les entoure, qui faut il regarder?Et les rives, quelles qu'elles soient, sont elles celles le l'océan...ou celles des îles..;-)

Écrit par : mushotoku-nad | mardi, 28 mars 2006

HORS ESSENCE

Pas d'essence mais quelle joie d'être dispensé
D'assumer ces représentations très fugaces
Qui jaillissent du néant pour y retourner
Sans que l'esprit n'ait à en garder une trace

Immobile mouvement de liberté totale
Calme ouragan de la folie des clairs abysses
Oeil d'un cyclone sur corps d'un cyclope royal
Typhon céleste qui caresse une mer de lys

Rien n'est dit, tout est tu
Tout est vrai, rien n'est nu

S'élancent de nulle part les confettis d'Amour
Qui retournent en spirale après mille détours
Sur la paume d'un souffle, ils illuminent d'espoir
Les aveugles aux pieds gourds qui ruminent dans le noir

Hors de la matière sur leurs chevaux de vapeur
Ils sont le cercle des pierres qui volent dans l'eau
Tels des gaz toxiques ils deviennent ombres-lueurs
Rois mimétiques pour assassinats de héros

Tout est dit, rien n'est tu
Rien n'est vrai, tout est nu

Telle une ligne droite en forme de cercle ouvert
Le temps se rétracte dans la main qui l'accueille
Pour s'en retourner ensemencer des clairières
Furtives ombres volages sur lesquelles veille un œil

Tout est dit, rien n’est cru
Qui s’en est aperçu

Écrit par : gmc | mardi, 28 mars 2006

Parfois le soleil
ne traverse l'horizon
de la journée entière
qu'au moment de disparaître

alors même que l'épaisseur des nuages est la plus grande
rien n'est dit
tout n'est que perçu
que croire ?

Écrit par : Le Bateleur | mardi, 28 mars 2006

Rien n'est dit malgré tout ce bruit.
Merci de votre visite, amies et amis.
Vos voix ne sont pas des bruits mais des cris
Qui me touchent en me traversant,
Petit ciel que je suis, juste un peu infini.
Parfois la taie s'envole du regard
Et les rives, les lèvres et les mains
Façonnent d'autres mondes, plus faciles.

Rien n'existe, tout est vu.
C'est même le Grand Moi
Qui trône au centre de tous les mandalas,
L'essence même qui perçoit l'inexistence du moi.

Pas un nain penché sur son ombre
Pour lui donner le sein de ses préjugés.

La puissance furieuse des brasiers de la sagesse.

Poésie cherche fous à exalter.

Bien à vous comme à tous ---

Écrit par : Mahâmati | vendredi, 31 mars 2006

Ce qui n'a pas d'essence n'existe pas.
Ce qui n'est ni un cheval ni une alumette
ni un caleçon ni l'écliptique ni l'eau
ni rien de ce qui a un nom ou presque,
cela n'a pas d'essence particulière
et n'existe pas.

De ce qui a un nom, une apparence,
et quelques particularités bien frappées,
on dit usuellement qu'il existe.

Connaissez-vous les bananiers-plantains ?
Ils n'ont pas de tronc mais un stirpe :
celui-ci n'est fait que des feuilles, très grandes,
du bananier. Si vous cherchez le coeur d'un bananier,
vous ne trouverez, au mieux, qu'un peu d'eau de pluie,
puis rien.

Les objets matériels sont comparables à des bananiers : quand on cherche ce que leur nom désigne, on ne trouve que des parties, qui ont des noms puis n'en ont plus, et on finit toujours par des particules, des probabilités, et la régression infinie des causes...

Bref, pas grand-chose de solide, si je puis dire.

A part la gratitude que m'inspire votre intérêt pour toutes ces choses...

Écrit par : Ram Bahadur Banjan | vendredi, 31 mars 2006

Rien de solide, en effet, des causes et des effets gigognes à l'infini, et là dessous,hors espace et hors temps, cette stabilité mouvante et inaltérable...

Écrit par : Annhonym | vendredi, 31 mars 2006

Là-dessous ? Deleuze se mettrait jaune en colère !
L'apparence même est son fond: la stabilité mouvante est sienne : constance de l'erreur ; et l'inaltérable, c'est la constante dévoration de l'absolu par l'absolu. Qu'y aurait-il de mieux que cette horrible horreur ? Qu'y a-t-il de pire que cette bouleversante perfection ? Les sujets parlent aux sujets : les objets parlent aux objets. Ni un ni deux. Ni tout ni rien. L'océan s'embrase, les tours s'envolent, une fois de plus, Spinoza, Hegel, Nagarjuna et Dogen sur le radeau de la méduse. Pas un instant de confusion. A riveder le stelle.

Écrit par : nunuhul | samedi, 01 avril 2006

Ohhh, il y aura toujours le microbe d'un égo humain bourré de certitudes pour se mettre en colère, en joie, pour ré-agir par un quelquonque état d'âme à Ce qui Est....Et toujours, d'autres microbes, plus incertains, pour donner procuration à la pensée et au regard d'un autre...

"Pire", "mieux"? mais par rapport à quoi donc? critère entièrement personnel et subjectif.Le problème, si toutefois il y en a un est il dans ce qui est observé, ou dans l'oeil de celui qui observe?
N'est -il donc pas possible de retourner la réflèxion sur le filtre qui observe? sur la sensibilité qui réagit?
la vison de l'horreur dissolvante, et du non sens, ne serait elle pas qu'un point de vue complètement liée au besoin de controle et d'identification?
La pensée ne peut elle donc fonctionner hors du cadre de ses conditionnements sensibles?
Cette mouvance qui danse sur l'inaltérable, ne peut-elle donc être perçue comme une incommensurable, éxhubérante et vertigineuse...liberté?
La pensée, dans ce mode de fonctionnement, ne peut jamais saisir l'unité du paradoxe...

Le radeaux de la méduse déborde depuis la nuit des temps de toutes ces têtes pensantes qui tentent de définir et de controler le Réel en fonction de leurs sensibilité personnelle...C'est profondément pathétique...passionnant, de voir le procéssus si bien maintenu par ceux même qui tentent de le définir....

Écrit par : Annhonym | samedi, 01 avril 2006

Comme un jeux en échec en mattt qui mattt les autres. Des cubes carré ou aligné au chaste ma faute.
Vilaine fille!!!

Écrit par : Vilaine fille!!! | samedi, 01 avril 2006

Un carré magique
parce
que sans signification
immédiate ou lointaine
le sens suspendu
à jamais

Écrit par : Viviane | dimanche, 02 avril 2006

-> Dear Annhonym,
On est bien d'accord : "Ce qui Est", etc. Impossible, bien sûr.
Mais je te réponds mieux le plus vite possible. Travail.

-> Vilaine : trop heureux de te voir par ici. Porte-toi bien et bizzz!

Écrit par : Pizdila | dimanche, 02 avril 2006

O Viviane,

Comme le sens, nos fantômes
restent suspendus
entre une perfection
et une autre ---

Écrit par : Svet Sveta | dimanche, 02 avril 2006

Lapidaire et concret..:-) travail!! oui, effectivement....

Au fait, combien de signatures renvoient sur ce blog?

Écrit par : Annhonym | dimanche, 02 avril 2006

Autant que ...

Écrit par : Hasard | dimanche, 02 avril 2006

Multifacettes, multiformes, multitout, multirien....;-)

qui suis-je?

Écrit par : Annhonym | dimanche, 02 avril 2006

carré magique
fruit à mordre
encore vert
fruit sacrifié en vain
des hommes réunis armes à la main
le combat par amour
le combat dans la nuit
le combat pour penser
et en bas à droite tout en bas
l'accord
parfait
le fruit mur tombe enfin de l'arbre

Écrit par : Viviane | lundi, 03 avril 2006

Multirien, cher tout. Réponse, promise, à venir.

Le fruit ne s'écrasa pas par terre. Il roula un instant dans la poussière puis se renvola non pas sur sa branche, mais sur celle d'un autre arbre, un arbre à beurre qui passait par là.

Écrit par : nonihil | lundi, 03 avril 2006

Vraiment, je me pose des questions...

Écrit par : leblase | jeudi, 06 avril 2006

Cher leblase,

Passant par ici, j'ai la même réaction que toi : je me pose des questions. Ce qui ne m'empêche pas de te saluer cordialement.

Écrit par : nonihil | vendredi, 07 avril 2006

Allez, je te cueille ça vite fait, pas vu,
c'est tout noir, y a pas de lune
deux mois plus tard ça fait un gros pétard,
plus tard encore y en a plus, c'est trop con.

Écrit par : Cyp | mercredi, 12 avril 2006

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