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vendredi, 28 avril 2006

Dire Ce Qui Est

Dire Ce Qui Est :
le plus périlleux des dires,
mais aussi le plus nécessaire.
« Ce qui est » : « cela » a tant de noms.
Tous ces noms ont été choisis
pour différentes raisons
en différentes circonstances –
selon certaines déterminations.
Mais ce n’est pas cela qui importe :
le problème, c’est le dire de Cela.
Une fois Cela « admis », le dire.
Non le dire au mieux, mais exactement.
Or tout dire s’adresse à quelqu’un,
à un instant de ce quelqu’un,
pour qu’il puisse l’entendre,
l’admettre,
vivre avec.
Ce dire change à chaque instant.
Cela ne change pas.
Et si l’on admet que tout dit Cela,
ou que rien ne le dit,
on revient au port,
au port du regard :
le regard silencieux.

Commentaires

___Mais ce n’est pas cela qui importe :
le problème, c’est le dire de Cela.
Une fois Cela « admis », le dire.
Non le dire au mieux, mais exactement.
Or tout dire s’adresse à quelqu’un,
à un instant de ce quelqu’un,
pour qu’il puisse l’entendre,
l’admettre,
vivre avec.
Ce dire change à chaque instant.
Cela ne change pas.
Et si l’on admet que tout dit Cela,
ou que rien ne le dit,
on revient au port,
au port du regard :
Le regard silecieux___

Oh ouiii....sans plus. sans moins... c'est ça aussi le "sens" du non-sens de mushotoku qui n'a rien a chercher , car il n'y a rien a trouver, et qui cependant met la flèche exactement dans la cible...la flèche, tout autant que la cible sont dans la perfection de l'instant, et l'absolu inaccessible trouve sa "réalisation" dans ce "faire -être" , sans faire, sans être..._

Pas d'Amour sans cela...l'Amour n'est pas abstraction, il est sens et nouriture; Pas de Service,si il n'est pas adéquat, si il ne peut être recu et "utile": intégrable....

le Port de ce regard-porté, c'est la Paix, et le silence;
Le lieu du "monachos', du "simple" de l'Un...Il n'y a plus cette dualité qu'impose le regard qui veut saisir, et définir...La pensée, en tant que telle, ne peut qu'etre duelle...mais sa butée paradoxale renvoit a "cela"...

le sens du symbole du cercle...

merci , nonihil...

Écrit par : mushotoku-nad | vendredi, 28 avril 2006

faut-il parler aux sourds? faut-il parler aux sourds qui se savent sourds? les sourds qui se savent sourds souhaitent-ils entendre?

Écrit par : gmc | vendredi, 28 avril 2006

Il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, cher gmc....:-(
Notes que Nonihil ne parle pas là de "parler", mais des mots justes...et je crois que cela fait une grande différence.

oh oui, il faut les leur dire, aux sourds, juste prendre le temps et l'attention de bien articuler, et cela len-te-ment; et aussi d'ouvrir grand son coeur, car ils ne savent lire que sur les lèvres, et dans les yeux...:-)

A ceux qui se savent sourds aussi, et d'autant plus!! et avec d'autant plus de patience et de compassion.

Il n'y a qu'à ceux qui ne veulent pas entendre, ni voir, qu'il est inutile de dire;même les mots justes! probablement que là , effectivement...?! Et encore...?!Quand on en est bien bien sur...:-)
Car qui peut juger de cela, en vérité?A part celui qui ne veut pas entendre...

...et encore..?! ;-) En est -il seulement conscient?

Si ce sont des mots d'amour, et si ils sont justes, il en retera toujours quelque chose, si ce n'est pour les uns, ce sera pour les autres...

Écrit par : mushotoku-nad | vendredi, 28 avril 2006

les mots n'ont aucune espèce d'importance, ils ne sont qu'un véhicule qui est creux ou vide suivant ce qui l'emplit. n'importe quel mot est toujours juste pour celui qui écoute, son sens n'a aucun intérêt à ce moment.

tout change mais rien ne change, celui qui se prend pour les processus qui l'asservissent fait à chaque seconde le choix de rester entravé.
là est le seul point de libre-arbitre, nulle part ailleurs.

même le port du regard change à chaque instant sauf pour celui qui a le regard silencieux mais celui-là est mort.

Écrit par : gmc | vendredi, 28 avril 2006

voici des mots sans importance qui peuvent servir à ceux qui les liront, tout comme ils peuvent n'être d'aucune utilité, comme tout ce qui est sans importance.

REINE DU PAYS

Tapie au fond de sa caverne, les yeux mi-clos, elle attend les lueurs blafardes qui pourraient menacer son pouvoir. Dans cette ile noirâtre baignée par l'obscurité éblouissante, elle se repait des onctueuses vibrations malsaines qu'elle génère, frissons de pénombre qui rassasient son appétit et affermissent son emprise. Ses tentacules spongieux ont couvert l'ile d'un réseau dense de filaments gluants qui anesthésient chaque parcelle de clarté égarée sur cette lande luxuriante d'ombres dansantes avant de l'ingérer lentement avec ses immondices digestifs nécrosants. Son fils, un naufrageur acide nommé Cynisme, écume les plages à la recherche d'éventuels postes avancés de l'ennemi lumineux. Sa fille, une tornade exponentielle, portant le doux nom de Colère, se réveille sporadiquement pour ravager le territoire, typhon destructeur dont les multiples proies fournissent le terreau des plantations stériles de cette terre sur laquelle sommeille un volcan assoupi, ses bouches obstruées par le parasite né de son écorce, la Peur.

Écrit par : gmc | samedi, 29 avril 2006

"n'importe quel mot est toujours juste pour celui qui écoute, son sens n'a aucun intérêt à ce moment" : aucun intérêt.

"tout change mais rien ne change" : aucun sens.

"celui qui se prend pour les processus qui l'asservissent fait à chaque seconde le choix de rester entravé" : il ne fait pas ce choix, il est entravé, il ne peut pas comprendre, ni le voir.

"là est le seul point de libre-arbitre, nulle part ailleurs" : il n'a pas de libre-arbitre, puisqu'il est prisonnier de son aveuglement. D'où l'utilité d'un "dire juste"...

"même le port du regard change à chaque instant sauf pour celui qui a le regard silencieux mais celui-là est mort" : est mort celui qui condamne, de son regard plein de haine, cela même qu'il ne voit pas.

Écrit par : nonihil | samedi, 29 avril 2006

"tout change mais rien ne change" n'a aucun sens pour la pensée conditionnée tout comme l'expression "les vivants sont les morts et ce sont les morts qui sont vivants".

l'aveugle collabore à son aveuglement. . la pensée produit des pensée et l'aveugle cautionne "ceci est MES pensées, JE pense"; à partir du moment où il refuse de se désapproprier de ce qui n'est pas sien, il collabore; s'il ne souhaite plus collaborer, il dit (pas seulement intellectuellement comme un concept de plus) "ceci est un processus automatique qui produit des pensées" et il observe ce processus. à partir de ce moment, les correctifs comportementaux s'opèrent d'eux-mêmes.

il n'y a aucune condamnation ici: un mort est dans l'incapacité technique de condamner qui que ce soit ou quoi que ce soit. un mort ne porte rien dans le regard et certainement pas de la haine.

Écrit par : gmc | samedi, 29 avril 2006

De trop de silence à trop de mots il n'y a qu'un tout petit pas, que nous ne saurions franchir sans que quelqu'un nous demande le juste dire du silence .

Écrit par : . | samedi, 29 avril 2006

oui...

Écrit par : mushotoku-nad | samedi, 29 avril 2006

Merci, .

Écrit par : nonihil | dimanche, 30 avril 2006

Les commentaires sont fermés.