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samedi, 29 avril 2006

Raisonnez-vous, cadavres ?

Il n'y a pas de nature propre, pas de perception,
Pas de vérité relative, pas de support :
Idées fausses pour les sots du commun
Qui raisonnent aussi mal que des cadavres.

Rien ne naît mais les non-bouddhistes
Avancent une autre thèse :
Pour eux, la naissance est réelle
Puisque les choses ne sont pas le fruit des circonstances.

Rien ne naît, donc rien n'existe :
Ce n'est pas une fiction pour les sages
Ni une thèse qu'ils soutiennent car,
Forcément existante, elle se nie elle-même.

L'homme atteint de cataracte
Croit voir des mouches volantes.
Pareilles à ces mouches, toutes choses
Sont des fictions conçues par les sots.

Les trois mondes ne sont que des désignations conventionnelles
Dont la substance n'a rien de réel.
Sur ces constructions purement temporaires
S'exerce la dialectique des idées creuses.

Toutes ces choses, ces désignations conventionnelles,
Troublent l'esprit et les consciences.
Œuvrant au-delà, les enfants des bouddhas
S'ébattent sans recourir aux fictions.

Certains voient de l'eau où il n'y en a pas :
C'est un effet du désir provoqué par la soif.
Les sots du commun croient que les choses existent :
Ce qui n'est pas le cas des êtres sublimes.

La toute-pureté que perçoivent les êtres sublimes
Naît des trois portes de la libération.
Par-delà naissance et cessation,
Ils pratiquent constamment dans la sphère sans caractéristiques.

Quand on pratique dans la sphère sans caractéristiques,
On n'est plus soumis à l'être et au non-être.
Être et non-être sont égaux,
Et ainsi naît le fruit sublime.

Comment les choses sont-elles ou bien ne sont-elles pas ?
Comment s'accomplit l'égalité ?
Quand l'esprit ne réalise pas la nature des choses,
C'est le désordre au dedans comme au dehors.

Dès qu'il la réalise, c'est l'égalité :
Le désordre peut alors prendre fin.

Lankâ, III, 14

10:50 Publié dans Rachid Wou | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

poil aus fins ;)

Écrit par : I | samedi, 29 avril 2006

I, je t'aime.

Écrit par : Monde | samedi, 29 avril 2006

___Quand l'esprit ne réalise pas la nature des choses,
C'est le désordre au dedans comme au dehors.

Dès qu'il la réalise, c'est l'égalité :
Le désordre peut alors prendre fin.____

Écrit par : mushotoku-nad | samedi, 29 avril 2006

FIN DU DESORDRE INEXISTANT

Quand le désordre prend fin là où il avait commencé, c'est-à-dire nulle part, peut-on croire qu'il s'est effectivement passé quelque chose? Et s'il ne s'est rien passé, pourquoi donc devrait-on considérer comme réel ce jeu d'ombres insouciantes et fantomatiques qui se déroule sous des yeux qui ne contemplent que le vide? Quel raison aurions-nous de nous prendre au sérieux, de nous effrayer d'éventuelles conséquences qui n'adviendront jamais que dans ce théâtre hollywoodien où chaque forme croit de son devoir de tenir un rôle dans une pièce qui n'a jamais été jouée que pour le plaisir des dieux ou des yeux inexistants? Quel luxe que d'être débarrassé de ces contraintes de représentaton! D'inventer sans agir de nouveaux mondes sans utilité, de tenir des discours à un public absent, de jouir de plaisirs insensoriels, d'embrasser les lagunes arides de l'absurdité raisonnée, de prêcher des doctrines nouvelles et surannées, de s'enthousiasmer pour la destruction de tous les monuments reflétant la vanité des croyances illusoires! Sani-broyeur de concepts est mon nom, j'ai hérité du classement en zone protégée d'inutilité publique au titre de la dépollution aggravée des troubles neuronaux qui agitent la surface de l'océan de la splendeur. Chasseur d'étrons était mon ancien métier avant que le recyclage terminal ne m'usine pour entreprendre une diversification stratifiée vers d'autres territoires écologiquement menacés d'aspiritualité majeure. La charité du business n'ayant aucune limite connue, je vous fais cadeau de cette obole non facturable.

Bon week-end

Écrit par : gmc | dimanche, 30 avril 2006

Les commentaires sont fermés.