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dimanche, 30 avril 2006

Sans-naissance

J’appelle sans-naissance la naissance
Non causée de toutes choses,
Lesquelles ne sont ni êtres ni néant
À l’écart de la discrimination et des idées.

 

Lankâ, X, 22 

samedi, 29 avril 2006

Boum !


14:13 Publié dans Rachid Wou | Lien permanent | Commentaires (5)

Raisonnez-vous, cadavres ?

Il n'y a pas de nature propre, pas de perception,
Pas de vérité relative, pas de support :
Idées fausses pour les sots du commun
Qui raisonnent aussi mal que des cadavres.

Rien ne naît mais les non-bouddhistes
Avancent une autre thèse :
Pour eux, la naissance est réelle
Puisque les choses ne sont pas le fruit des circonstances.

Rien ne naît, donc rien n'existe :
Ce n'est pas une fiction pour les sages
Ni une thèse qu'ils soutiennent car,
Forcément existante, elle se nie elle-même.

L'homme atteint de cataracte
Croit voir des mouches volantes.
Pareilles à ces mouches, toutes choses
Sont des fictions conçues par les sots.

Les trois mondes ne sont que des désignations conventionnelles
Dont la substance n'a rien de réel.
Sur ces constructions purement temporaires
S'exerce la dialectique des idées creuses.

Toutes ces choses, ces désignations conventionnelles,
Troublent l'esprit et les consciences.
Œuvrant au-delà, les enfants des bouddhas
S'ébattent sans recourir aux fictions.

Certains voient de l'eau où il n'y en a pas :
C'est un effet du désir provoqué par la soif.
Les sots du commun croient que les choses existent :
Ce qui n'est pas le cas des êtres sublimes.

La toute-pureté que perçoivent les êtres sublimes
Naît des trois portes de la libération.
Par-delà naissance et cessation,
Ils pratiquent constamment dans la sphère sans caractéristiques.

Quand on pratique dans la sphère sans caractéristiques,
On n'est plus soumis à l'être et au non-être.
Être et non-être sont égaux,
Et ainsi naît le fruit sublime.

Comment les choses sont-elles ou bien ne sont-elles pas ?
Comment s'accomplit l'égalité ?
Quand l'esprit ne réalise pas la nature des choses,
C'est le désordre au dedans comme au dehors.

Dès qu'il la réalise, c'est l'égalité :
Le désordre peut alors prendre fin.

Lankâ, III, 14

10:50 Publié dans Rachid Wou | Lien permanent | Commentaires (4)