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mercredi, 05 juillet 2006

Foi en l'esprit (3?)

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欲得現前。莫存順逆。
Pour en faire l’expérience directe,
Il faut passer permis et interdits.

En ne succombant à aucun figement de pureté.

違順相爭。是為心病。
L’opposition des permis et des interdits
Est une maladie de l’esprit.

L’aspect duel, contradictoire, destructeur des idées fixes comme l’ignorance fondamentale mal digérée.

不識玄旨。徒勞念靜。
Qui ne sait à quelle fin mystérieuse
Cherchera vainement à calmer sa pensée.

Les exercices de contrôle de l’esprit ne servent à rien quand on ignore de quoi il retourne. Cruel paradoxe : on veut voir ; on est encouragé à voir ; on sait que le désordre de l’esprit voile sa pureté, mais tout cela, c’est encore un comportement de malade. Qui ne s’empoisonnerait pas à prendre constamment un puissant médicament dont il n’a pas besoin ? La « fin mystérieuse », le but, le sens, le contenu (auto-)secret de l’illumination, de la vision, de la reconnaissance – la foi, somme toute, dans la magie de l’Ouvert, est la condition d’utilité véritable de toute pratique de quiétude (calme mental) et de vision supérieure (la clarté qui couronne le calme).

Donc, pour l'instant :

Atteindre l’absolu n’a rien de difficile :
Il suffit pour cela de refuser tout choix.

La fin de toute préférence signe
L’éclatante blancheur de la réalisation.

La plus infime différence [écarte du réel]
Aussi loin que le ciel de la terre.

Pour en faire l’expérience directe,
Il faut passer permis et interdits.

L’opposition des permis et des interdits
Est une maladie de l’esprit.

Qui ne sait à quelle fin mystérieuse
Cherchera vainement à calmer sa pensée.

Commentaires

super pour l'instant!

petite nuance sur ton commentaire des "permis et interdits": ils ne sont générés que par la dualité égotique bien/mal qui est leur racine.

autre nuance: la foi en tant que telle n'est nécessaire qu'avant, après elle coule de source, donc d'une certaine manière, elle disparaît.

Écrit par : gmc | mercredi, 05 juillet 2006

Parce que je prévois la destruction totale par l'Eau , la Terre, le Feu, et par une étoile qui occupera la surface totale de l'air où l'homme a baigné, je prèche aussi la destruction totale, mais consciente, révoltée.

Quest-ce que cela veut dire ?

Cela veut dire que brùler est une action magique et qu'il faut consentir à brùler d'avance et tout de suite, non pas une chose, mais TOUT CE QUI POUR NOUS REPRESENTE LES CHOSES, pour ne pas s'exposer à brùler tout entiers .

Tout ce qui ne sera pas brùlé par nous tous, et qui ne fera pas de nous tous des DESESPERES et des SOLITAIRES,
c'est la TERRE qui va le brùler .

Écrit par : Artaud | mercredi, 05 juillet 2006

gmc, salut !

Ne faire fond sur rien :
sur quoi ferait-on fond ?

Discerner le bon grain & l'ivraie :
les discerner, pas les séparer.

Tant que la foi & la "compréhension"
Font deux, il n'y a ni foi ni compréhension.

Quand il y a foi, il y a compréhension :
Ni compréhension ni foi.

Écrit par : nonihil | mercredi, 05 juillet 2006

Mon cher Antonin,

Comme d'habitude, tu me copies-colles les mots de la bouche.
Le monde est une blessure ouverte à tous les possibles.
C'est le feu de la terre qui dévore le feu du néant,
du néant d'avant la terre,
du néant où nos flammes
ne naîtront jamais.

Écrit par : nonihil | mercredi, 05 juillet 2006

Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu'elle s'envolât au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps, et la moitié d'un temps, loin de la face du serpent.
15 Et, de sa bouche, le serpent lança de l'eau comme un fleuve derrière la femme, afin de l'entraîner par le fleuve.
16 Et la terre secourut la femme, et la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa bouche.
17 Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s'en alla faire la guerre au restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus.

Apocalypse de Jean Chapitre 12

Écrit par : Cavalier de Baton | jeudi, 06 juillet 2006

Si la femme s'était livrée au fleuve du feu du dragon , le reste de sa postérité aurait été épargné !

Écrit par : - | jeudi, 06 juillet 2006

__Quand il y a foi, il y a compréhension :
Ni compréhension ni foi.___

oui..

___la foi, somme toute, dans la magie de l’Ouvert, est la condition d’utilité véritable de toute pratique de quiétude (calme mental) et de vision supérieure (la clarté qui couronne le calme).__

oui, sinon c'est la peur qui est derrière.Et la magie de l'ouvert ne se découvre qu'aux yeux du coeur, par delà le refus et la peur.

__C'est le feu de la terre qui dévore le feu du néant,
du néant d'avant la terre,
du néant où nos flammes
ne naîtront jamais.__


....et nos flammes sont nées de ces Amours brulantes...

Écrit par : mushotoku-nad | jeudi, 06 juillet 2006

__Quand il y a foi, il y a compréhension :
Ni compréhension ni foi.___

oui..

___la foi, somme toute, dans la magie de l’Ouvert, est la condition d’utilité véritable de toute pratique de quiétude (calme mental) et de vision supérieure (la clarté qui couronne le calme).__

oui, sinon c'est la peur qui est derrière.Et la magie de l'ouvert ne se découvre qu'aux yeux du coeur, par delà le refus et la peur.

__C'est le feu de la terre qui dévore le feu du néant,
du néant d'avant la terre,
du néant où nos flammes
ne naîtront jamais.__


....et nos flammes sont nées de ces Amours brulantes...

Écrit par : mushotoku-nad | jeudi, 06 juillet 2006

Où est l'avant, où est l'après?

Écrit par : véa | lundi, 10 juillet 2006

L’avant, l’après, le linéaire…..

Tu parles d’exercice de contrôle de l’esprit, sans aller vers la volonté, je parlerai plus volontiers, au départ, de cette « intention », intention à faire, intention à dire. Cette direction qu’est l’intention, ce saut vers l’avant.
La volonté de maîtriser, et qui maintient les rennes des permis et interdits, mais n’en livre pas la connaissance….
La volonté, l’intention, à oublier tout le long (le long de quoi?), et pourtant toujours sous-jacente… cruel paradoxe de l’extérieur, mais faux problème.
Aller simple du désir inhérent à la vie.

« refuser tout choix » : je n’y vois plus maintenant le malentendu d’une décision volontaire et arbitraire (et donc non arrivée au terme d’une compréhension, d’une nécessité ou d’une évidence), mais la fermeté d’un maintien.
Et le « il suffit », dans ce qu’il implique de simplicité et d’aisance, me stupéfait. De quoi résonner avec le « permis » et l’interdit »…

Bien à toi,
Depuis toujours.

Écrit par : véa | mercredi, 12 juillet 2006

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