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jeudi, 01 février 2007

Extraits du Soûtra de l'Entrée à Langka

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J'ai trouvé un livre - un grimoire métaphysique et splendide - intitulé Sutera Masuk Langka, dont voici quelques extraits, traduits par mes soins avec amour, électricité et un soupçon de foenugrec.
(On se passera des guillemets et autres contraintes…)

Claire lumière par essence, la huitième conscience échappe au défaut de l'impermanence et aux qualités théoriques du soi. (VI 1 234)

La sagesse de l'inexistence des deux soi peut prospérer dès que l'on ne croit plus à l'individu ni aux choses. (240)
La sagesse est cette inexistence même et pas seulement la connaissance, même directe, de cette inexistence.

L'âlaya qui manifeste toutes choses
Est l'éminemment sublime conscience fondamentale
Dégagée du sujet et de l'objet de la perception :
J'enseigne qu'il s'agit là de l'ainsité. (Stances 1 274)

Dès lors que ne naissent plus
Les noms et caractères fictifs
De telle ou telle réunion de causes,
On se trouve dans la nature absolue. (2 281)

L'erreur se perpétuera
Tant qu'il existera des réalités.
Dès que vous aurez compris ce qu'est
Votre esprit, vous ne vous tromperez plus. (31 294)

Il s'avère impossible
De connaître autre chose
Que les fictions des sots,
Ces chimères dénuées de réalité. (79 318)


Excusez ici la longueur de la citation, mais ce qu'elle dit en vaut la peine.

X 97

- Si elle naissait d'une pure absence,
Les pauvres seraient riches.
Veuillez me dire, seigneur Bouddha,
Comment la conscience peut naître sans objet.

- Si rien n'avait de cause,
Il n'y aurait ni conscience ni objet.
La conscience n'émergeant pas,
Les trois mondes n'auraient plus de " créateur ".

C'est parce qu'il existe des vases, des vêtements et des cornes
Que l'on dit que les lièvres n'ont pas de cornes.
Vous ne devez donc pas nier
La causalité relative des choses.

Le non-être est tel relativement à l'être :
Le non-être n'est pas un produit du néant.
L'être est relatif au non-être
Dans un rapport de causalité réciproque.

Si la réalité la plus infime existe
Dépendamment d'une autre infime réalité,
Celle-ci dépend de celle-là, qui n'est point sa cause,
Sans déroger à la causalité.

Si tout dépend
Toujours d'autre chose
En formant une régression à l'infini,
Rien ne peut exister.

Si un morceau de bois ou une feuille d'arbre
Permet le déploiement de mille fantasmagories,
Les êtres percevront le multiple
À partir de quelques objets.

C'est la seule force du magicien qui permet
Aux sots de percevoir les illusions magiques
Car, dans une feuille ou un morceau de bois,
Il ne se trouve réellement aucune magie.

Ce qui dépend d'une autre chose
Détruit cette autre chose en naissant.
Comment concevoir ces deux choses
Puisqu'elles n'apparaissent pas dans la perception ?

S'il n'y avait rien d'imaginaire dans les idées fictives,
Il n'y aurait pas d'idées fictives ;
Et sans idées fictives,
Il n'y a ni samsâra ni nirvâna.

S'il n'y avait pas d'idées fictives,
Il ne faudrait pas en concevoir.
Comment l'Esprit-Seulement
Se pourrait-il en l'absence de toute pensée ?

Aussi variées et innombrables qu'elles soient, les pensées
Ne contiennent pas un atome de réalité vraie.
Se libérer de choses irréelles : cela n'existe pas !
De même, l'expérience ordinaire est impossible.

Les apparences extérieures imaginées
Par les sots n'existent pas.
La représentation d'un semblant d'apparence
S'impose à l'esprit troublé par ses imprégnations.

Il ne naît rien d'existant
Ou d'inexistant.
Il n'y a que l'Esprit-Seulement de chacun,
Absolument aucune idée fictive.

C'est aux sots, et non aux sages, que je dis
Que les choses ont des causes.
L'esprit est libre par nature.
Les êtres sublimes habitent sa pureté.

Les Énumérateurs, les Particularistes et les Nus,
De même que les adeptes du Chaste et du Souverainement Libre
Tombent dans les extrêmes de l'être et du néant
À mille lieues du côté paisible et solitaire de toutes choses.