Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 07 décembre 2007

L'oubli des synonymes


Un tremblement de terre a légèrement secoué l'île de Bali où sont arrivés plus de dix mille visiteurs pour participer à la conférence sur les changements climatiques organisée par les Nations Unies. Il n'y a pas eu d'alerte au tsunami et l'on ne rapporte aucun incident. Le tremblement sous-marin, centré à 250 km au sud-ouest de Jember, Java Est, présentait une magnitude de 5.9.


Le changement climatique : faits et chiffres


L’accroissement des activités humaines, qui nécessite notamment la combustion d’énergies fossiles, sources de CO2, participe à une augmentation de la couche naturelle de gaz à effet de serre, et, corrélativement, au réchauffement de notre planète. Ce constat a été récemment scientifiquement consolidé par le Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) au titre de son quatrième rapport [1] qui rassemble notamment quelques éléments clés :
- Le réchauffement moyen constaté à la surface de la terre au cours du siècle écoulé s’élève à 0,74°C,
- Le niveau de concentration de gaz à effet de serre dépasse tout ce qui a pu être observé depuis 650 000 ans sur la variation naturelle du climat, notamment grâce aux études sur les glaces,
- Le réchauffement est dû à l’activité humaine avec 90% de certitude,
- Le rythme d’accroissement actuel des concentrations de gaz à effet de serre provoquera un réchauffement moyen de 0,2° par décade durant les 30 prochaines années, ce qui laisse entrevoir un très probable réchauffement compris entre 1,8 et plus de 4 °c suivant les scénarii, durant ce siècle.

Ce même GIEC a rendu le 6 avril dernier ses quatrièmes évaluations sur l’impact du changement climatique dont on peut retenir quatre grandes conséquences :
- des phénomènes climatiques aggravés : multiplication des événements météorologiques extrêmes (tempêtes, inondations, sécheresses),
- des déplacements de population : l’augmentation du niveau de la mer de 9 à 88 cm d’ici l’an 2100. [2] : Cette montée des eaux devrait provoquer l’inondation des zones côtières fortement peuplées et causer la disparition de nations entières (Tuvalu, Maldives, Maurice, Bangladesh), ainsi qu’une migration massive de population.
- des crises liées aux ressources alimentaires : dans de nombreuses parties du globe (Asie, Afrique, zones tropicales et sub-tropicales), les productions agricoles chuteront, provoquant de grave crises alimentaires, sources de conflits.
- des dangers sanitaires : le changement climatique aura également vraisemblablement des impacts directs sur le fonctionnement des écosystèmes et sur la transmission des maladies animales, susceptibles de présenter des éléments pathogènes potentiellement dangereux pour l’homme.

[1] Les travaux du GIEC s’articule autour de 3 Groupes de travail : le Groupe I évalue les aspects scientifiques du système climatique et de l’évolution du climat ; Le Groupe II traite des questions relatives à la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et naturels aux changements climatiques, des conséquences négatives et positives de ces changements et les possibilités de s’y adapter ; Le Groupe III évalue les solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ou atténuer de toute autre manière les effets des changements climatiques et s’occupe des aspects économiques. La France a accueilli la réunion du Groupe I à Paris en janvier et février 2007.
[2] Des températures plus élevées causent l’expansion du volume des océans, et la fonte des glaciers et des calottes glaciaires ajoute encore plus d’eau.

Renseignements : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/
environnement-developpement-durable_1042/
diplomatie-environnementale_1115/changement-climatique_2496/
faits-chiffres_57020.html

20:55 Publié dans Bali | Lien permanent | Commentaires (13)

Commentaires

Salut Véa,salut patrick !

Un jardin extraordinaire ,miroir du monde, beau et grimaçant à la fois.
Le vert a viré au noir,signe peut-être de quelques putréfactions, mais le gardien de pierre avec son oeil gauche vitriolé semble de son oeil droit annoncer l'éclat de blancheur d'une écume croissante.
Cela m'évoque la parabole du Chemin blanc :

"Sur la rive occidentale, il y a un homme qui appelle en disant: " Eh toi! viens directement avec le Coeur Unique et la Penséee Correcte ! Je vais te protéger :n'aie pas peur de tomber dans les dangers de l'eau et du feu !"
C'est dit-on par la force du Voeu d' Amida que nous prenons ce chemin.

(Parabole du chemin blanc ,Shinran "Sur le vrai bouddhisme de la Terre pure " p 72 et 102).

En cheminant les yeux plein de sable après une nuit sans lune.

Écrit par : Elise | dimanche, 09 décembre 2007

Pluie fortement ventilée.
Inclinaison: 45°
et 30° parfois.
Ah! la fin du monde...
Mais c'est vrai qu'il n'y avait pas de vent dans cette région autrefois...les statistiques parlent et le vent mugit à travers les arbres nus de la plaine délavée...

Ayez confiance cependant, réellement :
"depuis toujours il n'y a rien".
et je trouve qu'ici les conditions sont idéales, pour évoquer la vacuité, paisiblement, ce que cela évoque de "réel" pour moi, et pourquoi il m'est agréable d'en parler, toujours loin par delà les religions et philosophies.

see you my friends.

Écrit par : L.W. | dimanche, 09 décembre 2007

1. Celui qui montre que ce qui se produit en interdépendance,
N’ayant ni cessation ni naissance,
Ni anéantissement ni éternité,
Ni venue ni allée,

2. Ni multiplicité ni unité,
Est la paix de l’apaisement des constructions mentales,
Celui-là est un Eveillé parfait, le plus saint
Des philosophes, et je lui rends hommage.

Nâgârjuna, Stances dédicatoires

Écrit par : Patrick | dimanche, 09 décembre 2007

" Béni soit l'apaisement de tout geste de prise".

Voilà la phrase qui m'a émerveillé hier matin, et tenu compagnie toute la journée et aujourd'hui encore.
Je l'avais écrite sur une feuille autrefois sans juger utile d'y mettre le nom de l'auteur, d'un livre rangé quelque part. (demain je ferai des fouilles et avec un peu de chance, je découvrirai d'autres diamants, avec d'autres yeux).
Pourtant, je n'ai pas arrêté de chantonner gaiement, quelque chose de ressemblant au nom de cet auteur: Nagarja, Najarguna, et tralala, à la fin c'était nageoire guna, juna, etc. tout y est passé.
Là où j'ai franchement souri c'est quand toi Patrick, dont l'intuition m'a surpris une fois encore, m'as offert sur un plateau aussitôt le nom de l'auteur en question; cela me fait toujours un effet incroyable. Quoique j'aie prononcé le mot vacuité,
alors rien d'étonnant, à priori...
Soyez donc pleinement rassurés, comme je vous le disais, sur la vacuité, telle que je me la suis représésentée et que j'emporterai certainement au paradis , souriant au passage aux ricochets des quolibets les plus plats à la surface de l'eau, avant leur extinction parfaite dans l'oubli.
Suis pleinement rassuré pour mes amis qui ne se laisseront pas enfumer ni corrompre par des idées, vouées à l'extinction elles aussi.
Or tout cela échappe complètement au discours sur la vacuité, qui ne peut, ou ne pourrait de par son essence (vide) être sollicitée ni même évoquée pour soi, sans qu'il y ait confusion. Et toujours au sein de l'action, sinon je n'y verrais pas d'intérêt personnellement.
Je me suis créé (à titre perso comme d'autres peut-être, va savoir!) les conditions de l'exercice de la "vacuité insaisissable", me représente quelque chose de permanent, le principe même de l'action parfaitement réalisée, mais l'action n'est pas la vacuité, bref, ni même de décrire toute les forces et les énergies ou s'arrêter à évoquer le mode :relâché mais pas trop, ou se relâcher sans s'affaler; ce n'est pas la vacuité et il n'y a pas de mode d'emploi.
Dans les dix mille et une de tes descriptions, P., sur l'ineffable, j'aimerais pratiquer mieux l'économie/efficacité dans le geste, celui de la parole et les autres gestes.

Je vais donc m'expliquer sous peu sur cette phrase du dessus, prunelle du diamant à mes yeux, il va sans dire,
après avoir retiré mes bottes au forceps et disposé mes
chaussettes sur le carrelage tiède, près du poêle à bois, posé à plat mes orteils, d'où s'échappent des aiguilles de froid, puis jouir avec ravissement de la chaleur et des couleurs du feu.

Écrit par : L.W. | lundi, 10 décembre 2007

"Bienheureux est l’apaisement de toutes les références,
L’apaisement des proliférations conceptuelles.
Le Bouddha n’a enseigné le moindre Dharma
En aucun cas ni à personne."

Nâgârjuna, "Stances", XXV 24

Mes "références" correspondent au "geste de prise" de Bugault.

Bravo L. W. : tu y es ; pas moyen d'être ailleurs ; pas moyen d'être ni de ne pas être. En toute transcendance, dans la verte simplicité d'ici.

Pour l'heure, j'observe ma peur.
Ma distraction se distrait de ma peur.
La peur d'être assez pour trop souffrir.
Le perroquet, puis le singe.
L'homme triste se reprend.
Qui se reprend ?
Tellement sérieux, tragique.
Tellement drôle.
Tout un monde.
Tant de mondes.
Lente déliquescence.
Lenteur affable.
Toutes les bifurcations.

Et surtout pas froid aux doigts de pied.

Avec l'amitié du quasi fantôme !

Écrit par : Patrick | lundi, 10 décembre 2007

Fantôme, je ne dis pas,
mais j'espère le plus tard possible.
Et Le plus tard possible je te le souhaite.
"il n'en reste pas moins, disait mon grand-père, que la part "loterie" de nos existences bien souvent nous écrase...ou pour un temps seulement nous éblouit...ou nous rassure, rien n'est d'avance écrit ou nettement prévisible..."

Et donc la vacuité n'était pas l'action, ni son principe, et qu'il s'agit bien de celle que je ne peux me représenter, sans quoi ce ne serait pas elle.
Je n'ai pas retenu grand chose des quelques livres que j'ai pu lire à ce sujet, en français,
mais ce n'est pas une idée inutile pour ma part, bien au contraire:
J'y associe "l'oubli", l'oubli du savoir et de la technique liée au savoir; celle-ci n'ayant pas été requise, voire une fraction de seconde recherchée, libère le geste de celui qui est parvenu à l'oublier "absous" dans cet espace vide.

Pour changer un peu je pense au bliboquet et la pratique des quatre détentes en une :
l'une, calme, pour visulaliser le geste
l'autre, pour prendre légèrement appui dans le vide,
l'autre pour tracter la boule vers le haut,
l'autre pour receptionner paisiblement; "l'oubli" vient concilier la réalisation la plus parfaite possible, en ne disséquant pas, en n'analysant pas les phases distinctes.
Mais la vacuité n'est pas l'oubli non plus.

Mais tout de même scotché par ce :
"béni soit l'apaisement de tout geste de prise" et je viens de trouver, griffonné quelque part:
"au sein de toute chose rien chercher" (vimalakirti).
Pour essayer autre chose j'associe l'esprit au service du corps:
un lanceur de javelot d'expérience, s'est concentré techniquement sur dix mille lancers, et un jour, sans prévenir, dans "un heureux concours de circonstances", il a "oublié"!
comme s'il n'avait pas eu vraiment conscience, et là, comme par hasard le jet non forcé, est parfaitement réalisé, pour la flèche se serait pile dans le mille!
Son corps a réagi sans pensées ni évaluation,( c'était à portée de flèche).
une possibilité d'approche avec le corps?...

Etrange étude, de l'esprit n'étant pas intervenu directement sur ce corps naturellement éveillé à force de pratique.

Bref, la vacuité, une possibilité d'approche avec le corps, pour ma part.
"Du côté d'ailleurs" je ne vois rien, ni une science ni une doctrine du relâchement.
La danse, la musique, lorsqu'on les pratique avec assiduité finissent par des bouquets de fleurs,
et les plus belles m'ont paru, à moi aussi, être les moins désirées(les moins tendues au coeur de l'action).
Après on peut étudier ce qui s'est fait, avec quelle main de maître? Celui qui a un corps pensant munis de bras entre autres, et surtout lorsqu'il "refuse tout choix",
très important cette histoire, que j'ai mis du temps à intégrer.
Dans le cas d'une maîtrise avérée, le corps n'est plus selon moi troublé par l'esprit soucieux de parfaire.
Mais ce n'est toujours pas la vacuité, si vous voyez...et celle que j'envisage est fortuite, alors :
se remettre à l'ouvrage, s'économiser avec des pinceaux ronds d'après les dire, bouchonner son cheval après la cavalcade_et ne plus s'occuper de cela.

Écrit par : L.W. | mardi, 11 décembre 2007

Pardon pour: bilboquet_ visualiser et autre fautes.

Thank you my friend

Écrit par : little wing | mardi, 11 décembre 2007

Juste un petit commentaire, LW, sur cette affirmation, extraite de votre dernier commentaire, qui me fait "bondir" (amicalement, j'entends) :

"Et donc la vacuité n'était pas l'action, ni son principe, et qu'il s'agit bien de celle que je ne peux me représenter, sans quoi ce ne serait pas elle."

L'ennui, LW, c'est que parler de la vraie vacuité comme de celle qui ne peut se représenter... c'est justement en donner une représentation !!

Et donc : ...

Écrit par : Luc | mercredi, 12 décembre 2007

"Bondir amicalement",
est-ce que cela signifie : bondir d'indignation amicale?
Est-ce cela?
Moi personnellement j'ai fait des bonds,
mais de joie toute intérieure sans le moindre bondissement tout le long de cette écriture,
l'effet de gravitation m'ayant sagement maintenu assis
(hi! hi!).

la "vraie vacuité"? connais pas.
la vacuité? C'est à vous de me dire ce que vous en pensez, par vous-même, c'est à dire sans regarder au patron, c'est ce que j'ai essayé de faire (c'était mon idée, bonne ou mauvaise peu importe) .
la "vraie vérité" pour tous? ça risque d'être redoutablement ennuyeux pour tout le monde!
Par contre la mienne de vérité, je l'emporterai seul au besoin, avec les idées qui me sont chères, moi seul et ma bénédiction absolue, et celle de mes proches s'ils y consentent.

Merci de vous intéresser à moi, Luc, et si vous cela vous distrait agréablement, dites-le à votre manière, dites comment vous voyez les choses, et je ne pense pas que cela puisse créer un ennui quelconque, au contraire, ce serait original et distrayant, voire peut-être instructif!
Et puis, je persiste et signe, et radote au besoin:
"depuis toujours il n'y a rien"
...jusqu'à ce que je m'éteigne.

Et donc:... (disiez-vous...)

... Amicalement.

Écrit par : little wing | mercredi, 12 décembre 2007

"Depuis toujours il n'y a rien"

Mais qu'est ce que "toujours" s'il n'y a "rien" ?

C'est pas rien de le dire...

Écrit par : tonton rêveur | mercredi, 12 décembre 2007

De le dire...c'est rien,
si ce n'était pas rien,
on saurait, ce serait au moins quelque chose...

Salut tonton!
(C'est drôle non?)
je ne sais rien de plus.

Écrit par : L.W. | mercredi, 12 décembre 2007

Afin de varier les plaisirs, c'est trois fois rien,
je vais essayer d'évoquer le vide, très utile j'en fais le serment.
Je pense à la trajectoire vide du pinceau guidé par la main d'un peintre en lettres (de ma famille), ou les caractères chinois effectués au pinceau ou la main de Dali peaufinant une courbe féminine, un rivage tout au bord de l'élément liquide.
Sans ces micros contractions musculaires inconscientes,
qui nous arrivent, mais en parasites, lors d'une montée de gamme, ou un tracé de courbe, le geste va librement vers une trajectoire, et le vide n'oppose pas de résistance.
L'intervention (intempestive) de la volonté fait dévier cette trajectoire dans le vide toujours.
Au judo, son pied est à un millimètre du sol (environ) et il a déjà engagé tout le poids du corps, pour prendre appui; le partenaire lui fauche le pied à cet instant précis, et lui fait prendre connaissance directe avec le vide, mais il ne prend pas connaissance de rien, c'est fait pour!
Mais déjà le pied, sur lequel le corps allait prendre appui, n'a fait que rencontrer le vide et toujours plus de vide_ La vacuité dans tout cela? probablement rien à voir, dans tous les sens de l'expression. D'ailleurs je n'y ai pas pensé une seconde, complètement oublié honnêtement!
Celui dont on imagine, qu'il a senti le moment propice, sans
se contracter, n'a pas prévenu l'autre de la passe; car rien ne transparaissait, peut-être ne l'avait-il pas pensé dans le bref instant, ni conçu, ni prémédité, ni même, cela se peut aussi, envisagé dans les quelques secondes qui précèdent.
Cela ne fonctionne pas sur commande, ça tout le monde le sait en principe, mais j'ajoute: ne se requiert pas.
Voilà pourquoi j'adore évoquer le vide, je trouve cela ingénieux.

Écrit par : little wing | mercredi, 12 décembre 2007

"Bondir amicalement",
est-ce que cela signifie : bondir d'indignation amicale?

Oh non LW, rassurez-vous, aucune trace d'indignation dans ce "bond" ! Je voulais juste évoquer, sans intention polémique, cette espèce d'effet boomerang que je ressens presque physiquement chaque fois que j'entends ce genre de déclaration paradoxale (la vacuité ne peut pas se représenter, on ne peut rien dire de la vacuité etc...). Impression de pensée bouclant sur elle-même et s'avouant à elle-même son impuissance, tel un parachutiste en plein vol essayant de freiner sa chute en tirant sur ses lacets de chaussure...

Aucune indignation, donc, et même, beaucoup de joie pour moi aussi !
Amitiés à tous.

Écrit par : Luc | jeudi, 13 décembre 2007

Les commentaires sont fermés.