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samedi, 22 décembre 2007

Ronald dit : "Je ne suis pas mon corps."

Décérébré,
ça méditera hors-cervelle.

Si les penseurs pensaient,
ils devraient se calmer.

La mer n'est jamais si belle
que quand elle est plate,
ou déchaînée.

Ayant tout compris,
il était bête
et heureux.

On doit à Heidegger
la jolie question :
"Qu'en est-il de l'être de l'étant ?"

Tout semble souffler,
à l'ouest comme à l'est,
au sud comme au nord,
et même au centre,
au centre de tout,
vacuité de l'apparence,
apparences de la vacuité,
de vacuité, en vacuité --
tant d'apparences...

La rose reste sans pourquoi
et belle sans aucun pourquoi
rose pourtant rose qu'on aime
pour tout le bien qu'on pense d'elle

Si les penseurs se reposaient de la pensée,
ils penseraient mieux
en étant les dieux
de mondes
bien
meilleurs.

Puis vient l'instant de se taire,
l'un des plus doux.

Commentaires

467. L'homme pense-t-il parce que penser a fait ses preuves ?
- Parce qu'il pense qu'il est avantageux de penser ?
(Eduque-t-il ses enfants parce qu'il pense que cela a fait ses preuves ?)

468. Comment pourrait-on réussir à savoir pourquoi il pense ?

469. On peut cependant dire que penser a fait ses preuves. Les chaudières explosent moins aujourd'hui qu'autrefois, peut-être depuis que l'on ne détermine plus la résistance de leurs parois au jugé, mais en faisant tels et tels calculs. Ou depuis qu'on fait contrôler tous les calculs d'un ingénieur par un autre.

470. On pense donc _parfois_ parce que cela a fait ses preuves.

471. Ce n'est que lorsque nous repoussons la question "Pourquoi ?" que nous percevons les faits qui sont importants et qui nous mènent ensuite, dans nos recherches, à une réponse.

Ludwig Wittgenstein, Recherches philosophiques

Écrit par : herve | samedi, 12 janvier 2008

Repousser la question "pourquoi".

Du fond du coeur je rends hommage à celui qui me montre(ra) pour de bon la paix de l'apaisement (extinction) de toutes les élaborations conceptuelles...

Écrit par : Patrick | dimanche, 13 janvier 2008

il s'appelle patrick, celui-là...

Écrit par : gmc | dimanche, 13 janvier 2008

Tu dois avoir raison.
Mais ce Patrick,
lui montrerait-on sa propre main
qu'il ne la verrait pas.
Il "pense" trop
et,
foin des "pourquoi",
il veut des "parce que".

Écrit par : Patrick | dimanche, 13 janvier 2008

Les commentaires sont fermés.