Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 03 janvier 2008

Le compte-à-rebours commence...

Amrozy et ses deux complices seront exécutés dans un mois s'ils ne se décident pas à demander la grâce présidentielle. Je suis contre la peine de mort et, bien sûr, contre l'exécution de ces trois gars qui reconnaissent avoir participé aux premiers attentats de Bali. Je ne fais que remarquer qu'on en a exécuté d'autres avant eux, qui avaient commis de moindres crimes, mais qui n'étaient pas soutenus par de puissantes organisations religieuses. Mais je remarque surtout que si cet attentat qui fit plus de deux cents morts traumatise encore Bali, tout le monde, ailleurs, s'en fout. Moi je ne m'en fous pas. Et je suis trop fatigué pour traduire ce qui suit... J'ai des tonnes de documents sur cette triste affaire qui, elle aussi, mériterait, avec le volcan de boue de Sidoarjo, d'être mieux connue des "hommes de bonne volonté"...

Jakarta (Bali Post) -
Tenggat waktu 30 hari rencana eksekusi terhadap para terpidana mati bom Bali I yakni Amrozy, Imam Samudra dan Ali Gufron, mulai dihitung Rabu (2/1) kemarin. Jika dalam batas waktu itu mereka tidak juga mengajukan grasi (pengampunan) kepada presiden, pelaksanaan hukuman mati akan dilakukan Febuari mendatang.
Pernyataan ini disampaikan Jampidum Kejaksaan Agung Abdul Hakim Ritonga di Jakarta. Hal ini menyusul keberangkatan tim khusus jaksa telah menemui Amrozy cs. di LP Batu Nusakambangan, Cilacap, Jawa Tengah. Misi mereka selain menyerahkan salinan putusan peninjauan kembali (PK), sekaligus memastikan sikap para terpidana mati mengajukan grasi atau tidak.
Kalau tidak mengajukan grasi, kemungkinan eksekusinya bulan depan. Pokoknya, tim jaksa dari Kejari Denpasar telah menyerahkan salinan putusan PK. Keluarga dan para terpidana diberi kesempatan 30 hari untuk menentukan sikap, apakah mengajukan grasi atau tidak.
Diungkapkannya, lambannya pelaksanaan eksekusi terhadap terpidana kasus terorisme itu disebabkan UU Nomor 3 Tahun 1950 jo UU Nomor 22 Tahun 2002 tentang Grasi tidak tegas mengaturnya. Meski sudah direvisi, soal waktu sama sekali tidak dibatasi. Selain itu, juga ada ketentuan yang menyebutkan pihak keluarga dapat mengajukan grasi di luar sepengetahuan dari terpidana mati.
Semua ini yang menyebabkan lamanya pelaksanaan eksekusi mati. Bukan hanya bagi Amrozy cs. melainkan pula bagi terpidana mati kasus narkoba dan lainnya. ''Untuk itu pembatasan waktu pengajuan PK dan grasi perlu diatur lebih tegas lagi, biar ada kepastian hukum,'' jelasnya. (kmb3)

00:00 Publié dans Bali | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Passage à Nusa Kambangan

(Petit exercice de traduction du 14 août 2006 -- à l'époque je n'avais de bon dico indonésien-anglais : ces quelques lignes pour alimenter vore réflexion humaniste...)

Le lendemain de la commémoration de l'Isra' Mi'raj, cette année, un peloton d'exécution de la Police nationale indonésienne a été programmé pour exécuter les coupables des attentats de Bali I, les frères Ali Gufron et Amrozi, ainsi qu'Imam Samudra. D'après le Procureur Général Abdul Rahman Saleh, cette exécution peut être reportée si les accusés demandent un pourvoi en révision du jugement/s'ils font appel ?

Jusqu'à ce que ce texte soit mis au propre, ce pourvoi n'a pas été demandé. Cependant, leur défenseur, Mahendradatta a demandé le transfert de la commission de révision du parquet de Denpasar à celui de Jakarta. Au motif d'épargner la sensibilité des Balinais. La révision sera demandée dès qu'on aura répondu à cette demande de déplacement.
Depuis octobre 2005, Amrozi, Ali Gufron et Imam Samudra sont enfermés dans la maison d'arrêt de Batu, sur l'île de Nusakambangan, dans la sous-préfecture de Cilacap, Java Centre. Ils sont enfermés dans des cellules spéciales de haute sécurité. Ces cellules se trouvent dans la partie la plus méridionale du complexe pénitentiaire, à l'écart des bâtiments qui abritent les cellules des autres prisonniers.

Ce complexe de cellules de sécurité maximale consiste en sept cellules sécurisées sur plusieurs couches. Pour les traverser, depuis la salle de devant près de la cour de la prison, il faut franchir six portes de surveillance. Ce complexe de cellules de sécurité est dominé par un mirador où la garde est relevée toutes les six heures. Les cellules font environ 3 m sur 4 avec des portes de fer face au nord. Les clés des cellules sont en la possession du seul directeur de la prison de Batu, Sudijanto.

Les trois condamnés à mort du premier attentat à la bombe de Bali sont séparés les uns des autre par des cellules vides. Ali Gufron occupe la cellule qui se trouve le plus à gauche. La cellule qui se trouve à sa droite a été évacuée. Ensuite, la cellule suivante est occupée par Amrozi, encore suivie d'une cellule vide, à côté de laquelle se trouve Imam Samudra. A côté de la cellule d'Imam Samudra il y a la cellule d'Alex Rio Bulo, le meurtrier de Purwokerto, à Java Centre.

Cette construction à part, selon Sudijanto, est uniquement là pour la sécurité de ces trois condamnés à mort. " Parce que, dit-il, quand ils sont arrivés, il y a beaucoup d'occupants des autres bâtiments (des prisonniers - ndlr.) qui ont menacé de les tuer. " C'est pour leur protection que les Trois de Tenggulun ont été placés dans des cellules soumises à une surveillance accrue et situées à l'écart des autres détenus.

Chaque jour, en effet, ils peuvent prendre l'air dehors deux fois. Le matin et le soir. Chacun séparément pendant une heure en compagnie d'une sentinelle (pengawalan). Cela non plus, ce n'est pas l'usage ordinaire. Dans les cellules de ces terroristes on ne dispose que d'un lit en bois et d'une table. Il n'y a pas de radio ou de télévision, parce qu'Amrozi et ses complices considèrent ces choses comme haram. On ne trouvera là que le Coran, un chapelet et quelques ouvrages religieux.

D'après Sudijanto, les trois hommes passent la plupart de la journée à réciter (zikir, ar. dhikr). Cette activité ultime est celle à laquelle ils se livrent de plus en plus souvent. Sudijanto dit que dans leurs rapports les gardiens déclarent qu'Amrozi et ses complices pratiquent généralement le zikir toute la nuit jusqu'au matin non stop. Ces derniers temps ils gardent de plus en plus le silence. La plupart des hommes en charge et des gardiens ne sont pas enclins à engager la conversation ou à prêter attention aux remarques d'Amrozi et de ses complices, particulièrement quand ils abordent le sujet de la religion.

" C'est à la sécurité des trois hommes que nous donnons la priorité ", dit Sudijanto. Avant, quand ils ont débarqué dans la prison de Batu, Amrozi et ses complices ont subi le même rituel que les autres prisonniers. Il fallait leur raser les cheveux et la barbe. Ils en ont profité pour refuser puis ils ont fini par se laisser faire. Ils ont également refusé de porter l'uniforme des prisonniers. Sur ce point, du côté de la prison, on a cédé. Jusqu'à présent, les trois hommes portent tous les jours une longue chemise arabe (baju gamis).

Au début, Amrozi et ses complices ont refusé de manger la nourriture préparée par la prison. Pour la bonne raison que cette nourriture était haram parce qu'elle était préparée avec de l'argent que l'Etat tire des taxes sur l'alcool, les bordels et les plaisirs nocturnes. Ils ont demandé qu'on l'achète à l'extérieur. Du côté de la prison, on n'a pas voulu honorer cette requête et on leur a fait à manger comme aux autres prisonniers. Par la suite, ils ont fini par céder parce qu'ils n'avaient pas le choix.

Tous les trois, ils estiment que les gardiens et les employés de la maison d'arrêt qui sont des PNS (employés par l'Etat ?) vivent de l'argent haram de l'Etat. Ce jugement est une de leurs opinions qui, d'après Sudijanto, peut provoquer des émotions paradoxales. Cette force de parler qui heurte les sentiments avec des paradoxes est par ailleurs ce qui nous a fait les isoler tous les trois des autres.

Une fois, dit Sudijanto, à l'occasion d'un appel à la prière musulmane, Imam Samudra a déclaré que battre le gros tambour pour cela, c'était un péché et que, en plus, cela attirait le diable. Tous les employés et les détenus qui ont entendu ces propos ont senti leur sang faire un tour (hatinya panas). Quelle chance que ces braises n'aient pas fait plus de flammes !

C'est à cause de ça que, avant, lors de la prière du vendredi, ils n'avaient pas l'autorisation de se rendre à la mosquée des Regrets dans le complexe de la maison d'arrêt de Batu. " C'est uniquement pour des considérations de sécurité et de sûreté les concernant ainsi que tous les autres ", déclare Sudijanto. A présent, depuis environ trois mois, leur attitude s'étant notablement " radoucie ", ils ont le droit d'accomplir leurs devoirs du vendredi sous la surveillance de gardiens spéciaux.

Si la situation supporte cela aussi, il n'y a pas de danger pour leur sécurité. Chaque jour, les coupables de l'attentat de Bali se réveillent à l'aube. Leurs activités peuvent se ramener au zikir et à la lecture du Coran.

Dans la maison d'arrêt de Batu, il y a 15 condamnés à mort et 31 condamnés à perpétuité. 4 des 15 premiers sont impliqués dans des affaires de drogue, dont un Nigérien, 8 pour meurtre avec préméditation et les trois autres que nous connaissons. Les Trois de Tenggulun ne peuvent qu'attendre le glas de leur exécution toujours plus proche. Leurs familles n'ont pas été autorisées à leur rendre visite et leurs rencontres sont très limitées.

La famille d'Amrozi à Tenggulun, Solokuro, Lamongan, Java Est, donne une impression de froideur en se positionnant par rapport à cette exécution. " Rien d'extraordinaire, pas de problème ", dit Muhammad Zakariah, 35 ans, le porte-parole de la famille. Seulement, du côté de la famille, on voudrait que l'exécution soit reportée. " Pourvu qu'il en soit comme la famille le souhaite ", déclare Zakariah. Ils vont demander un pourvoi en révision. Parce que le texte qui justifie cette condamnation à la peine capitale, la loi n° 15/2002 sur le traitement des coupables de terrorisme, a été annullée par la Cour Constitutionnelle.

A l'approche de l'exécution, explique Zakariah, du côté de la famille, on ne fera pas de rituel spécial. " Tout le monde s'en est remis à Dieu ", déclare le directeur de la pension islamique (pesantren) Al-Islam de Tenggulun. La femme d'Amrozy, Siti Khoriyah, et ses deux enfants ont eu berlapang dada, une explosion de poitrine quand ils ont appris cette condamnation. La même chose pour la famille d'Ali Gufron. Tant qu'il faudra attendre pour cette exécution, du côté de la famille, des musulmans santri, et les gens autour feront monter leurs prières pour qu'Amrozi et ses complices meurent en martyrs (syahid).

Ils font ces prières après chacune des cinq prières de la journée, le tout assorti d'un jeûne le lundi et le vendredi, ainsi que du jeûne de David (puasa Daud). A la fin des prières du soir obligatoires, ils prient pour qu'il arrive malheur à ceux qui voudraient détruire l'islam. " Qu'il leur arrive des tsunamis et que le déluge les emporte ! " déclare Zakariah. " C'est une obligation légale que de prier ainsi.

"Les familles sont allées deux fois rendre visite aux condamnés à Nusakambangan. Pendant ces rencontres de trois heures, Amrozi a passé la plupart du temps à jouer avec ses deux enfants, Iva et Levi. Le message de ce dernier à ses enfants : toujours penser à Dieu et étudier avec zèle.

" Amrozi et Ali Gufron ne regrettent rien ", dit Zakariah. Il n'y a pas de sanglots et de larmes dans ces rencontres pleines d'esprit de famille. La famille d'Amrozi voudrait que l'exécution n'ait pas lieu à la maison d'arrêt de Batu mais à Tenggulun. Ils pourraient l'enterrer dans le caveau de famille.

Pendant ce temps, la famille d'Imam Samudra vient tout récemment de se rendre à Nusakambangan. Cette famille non plus ne prépare pas de rituel spécial par rapport à cette exécution à mort. Sinon les prières routinières. " Chaque membre de la famille prie seulement pour la tranquillité et la paix de Ka Aziz (IS) ", dit Lulu Jamaluddin, le jeune frère d'Imam Samudra. Lulu est convaincu que son frère mourra en martyr.

Asrori S. Karni, Sigit Indra, Deni Muliya Barus et Rach Alida Bahaweres
[Nasional, Gatra Edisi Khusus Beredar, lundi 14 août 2006]
Pour l'heure, ces trois messieurs continuent de faire leurs prières entre les murs de la prison de Nusa Kambangan...

Écrit par : Patrick | jeudi, 03 janvier 2008

Y en a pu trop
reste pu qu'des hommes de nolonté

pas du non vouloir
se serait trop beau
mais du vouloir non

alors
la boue

elle est partout

bonne année à toi ... tout là-bas

Écrit par : Le bateleur | mercredi, 09 janvier 2008

Bonne année à toi aussi, Bateleur !

Quelle ironie, les voeux. Les miens sont sincères.

Sommes-t-on pas idiot des fois !

Courage dans l'ici, l'éternel foutu ici !

Écrit par : Patrick | jeudi, 10 janvier 2008

Les commentaires sont fermés.