Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 10 février 2008

Intraduisible essence

9c9393dba8ba65254677d5c76b83d726.jpg

Commentaires

C'est quoi ? l'en-sof des cabbalistes ?

Écrit par : Luc | lundi, 11 février 2008

C'est le Nom

"Je serai avec vous, dans ce malheur et dans tous les autres malheurs qui viendront"(Rachi)

l'etre AVEC
Courage les Amis

Écrit par : Buzz l'eclair | lundi, 11 février 2008

Certes, mais le temps hébreu est l'inaccompli.
Inaccompli, est-ce que ça fait convenable pour une essence ?

On le traduit usuellement par le présent ou le futur comme dans le Décalogue. Ma proposition :
"Je suis qui je suis, cela ne te regarde pas".

Écrit par : herve | lundi, 11 février 2008

Je suis qui je veux être

Suis-je autre que ce que je désire être ?

Écrit par : Xavier | lundi, 11 février 2008

Je connais une autre lecture, faite par Maharshi je crois, qui dit :

Je serai "je suis".

Lumineux, n'est-ce pas ?

Écrit par : luc | lundi, 11 février 2008

Je suis en train d'accéder à l'être
auquel
je suis en train d'accéder.

?????????????????????????????


"Je serai ""je suis"". " Manque "asher" (qui, [ce] que)

====> "Je serai (suis) qui (ou : celui / ce que) je suis (serai)" ...

אין סוף אור

理髮師陶德

Écrit par : Patrick | lundi, 11 février 2008

L'inaccompli ne me semble pas raisonnable pour une essence.

Écrit par : Patrick | lundi, 11 février 2008

L' "en-sof" des cabbalistes ---

ayn sof == "sans fin"

infini

infinifin

nifinifin

Écrit par : Patrick | lundi, 11 février 2008

je suis qui je suis
et je plais à qui je plais

Ma remarque précédente se situait à un niveau très relatif bien sûr:
soif d'exister qui engendre la naissance etc, identification
dualiste avec les affects qui surgissent, karma et tutti quanti.
Rien à voir avec le svabhava quintessentiel.

je comprends ce que je comprends [ie pas grand-chose]
et je dis ce que je dis [des c...]

Écrit par : Xavier | lundi, 11 février 2008

Come fare altrimenti ?

Écrit par : Patrick | lundi, 11 février 2008

jeux soeur haie ce luit kiss rat

http://pagesperso-orange.fr/jacques.laporte/Page6.htm

Écrit par : Buzz l'eclair | lundi, 11 février 2008

"Je serai qui je serai." Ou :"Je serai celui que je serai."

(N'est-ce pas une superbe réponse à la question "quel est ton nom ?") ---

Je ne vois pas pourquoi traduire (trahir) "ehyeh" par "il sera".
"Ehyeh" signifie "je serai". Il/elle/ça "sera" se dit "yihyeh" et "tihyeh". Pourquoi TOUJOURS traduire comme on veut plutôt que comme c'est ?

M. A. La Coque me contredira-t-il ?

Écrit par : Patrick | lundi, 11 février 2008

je serai qui je serai
voici comment je vois les paroles

"je serai m'a envoyé vers vous"(exode 3:14)

Écrit par : Buzz l'eclair | mardi, 12 février 2008

Patrick,

Je souscris tout à fait à ta remarque grammaticale mais si on tient absolument à préserver les pronoms relatifs "qui", ou "que", ou les subordonnées relatives "celui qui", ou "celui que", qu'à cela ne tienne :

JE SERAI CELUI QUI [EST] "JE SUIS".

Écrit par : Luc | mardi, 12 février 2008

Certes, Luc, mais que faire de cet "inaccompli" qui se rapporte autant à ce qui est en train d'advenir qu'à ce qui adviendra ?

Écrit par : Patrick | mardi, 12 février 2008

Là, ça devient trop calé pour moi !...

Mais voici peut-être un élément de réponse à ta question avec cet extrait d'un article de Nicole Jeammet, maître de conf' en psycho à Paris 5 (http://www.cairn.info/revue-lettre-de-l-enfance-et-de-l-adolescence-
2002-1-page-57.htm#no1) :

Moïse pose alors deux questions : « Qui suis-je ? », et « Et s’ils demandent quel est ton Nom ? », qui vient trouver une réponse dans le Nom que Dieu donne de Lui-même : Ehéyèh asher ehéyèh. L’inaccompli hébreu [*] ne peut pas se traduire par un seul présent (« Je suis qui Je suis »), mais doit intégrer le dynamisme d’un événement en train de se produire : « Je suis en train de devenir qui Je suis, en étant avec toi. »
C’est le lien entre les personnes qui vient dire l’identité à-venir de chacun. Cet inaccompli hébreu renverse le temps : le présent ne peut provenir que de l’avenir collectif à mettre au monde.

(*) En hébreu n’existent que deux temps : l’accompli qui renvoie à une action finie et ce temps de l’« inaccompli » qui balaie le temps et dont une des meilleures traductions se dit dans : « Il était, il est et il vient. »

Écrit par : Luc | mercredi, 13 février 2008

C'est Heidegger qui, dans son analyse de l'être, parle de "venue à stance". Avant que l'être soit, juste avant, il n'est pas encore mais a tout pour être ce qu'il va être, puis il est, puis il dés-est, n'est plus, plus du tout. Heidi imagine une stance. Celle-ci doit être forcément instantanée. Un bouddhiste mahayaniste dirait qu'elle ne dure tellement pas qu'elle n'est pas. Pas de présent -- lequel est juste à venir, et déjà n'est plus. Je pense que l'inaccompli hébreu (et arabe et russe et hongrois...) se situe dans ces trois instants de la venue-à-stance. Trop avant, c'est le passé, l'accompli. A bien y regarder, l'inaccompli peut s'analyser en une succession d'inaccomplis : cela dépend d'où on le regarde, me dira-t-on... Èhyeh asher èhyeh parle d'un insaissable qui reste insaisissable, non ? Je ne comprends pas très bien l'idée de l'autre, le "en étant avec toi". Être avec : quand ? Si je puis me permettre. Cf. les arguties, non, les vérités paradoxales de Naggy sur les impossibilités tant de la simultanéité que de l'altérité... @ + et merci !

Écrit par : Patrick | mercredi, 13 février 2008

Un intraduisible, c'est quelque chose qu'on n'arrête pas de retraduire.

Écrit par : traduction multilingue | mercredi, 14 mai 2014

Certes.

Mais aussi quelque chose qu'on ne traduit jamais.

Badminton, par exemple, alors que les Indonésiens, toujours par exemple, parlent de bulutangkis, litt. "plume de défense"...

Écrit par : Patrick | mercredi, 14 mai 2014

Les commentaires sont fermés.