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lundi, 25 février 2008

En passant (108)

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La propriété et la royauté sont en démolition dès le commencement du monde ; comme l'homme cherche la justice dans l'égalité, la société cherche l'ordre dans l'anarchie.

Proudhon, Qu'est ce que la propriété ?

Commentaires

"[...] Ainsi, dans une société donnée, l' autorité de l' homme sur l' homme est en raison inverse du développement intellectuel auquel cette société est parvenue, et la durée probable de cette autorité peut être calculée sur le désir plus ou moins général d' un gouvernement vrai, c' est-à-dire d' un gouvernement selon la science. Et de même que le droit de la force et le droit de la ruse se restreignent devant la détermination de plus en plus large de la justice, et doivent finir par s' éteindre dans l' égalité ; de même la souveraineté de la volonté cède devant la souveraineté de la raison, et finira par s' anéantir dans un socialisme scientifique. La propriété et la royauté sont en démolition dès le commencement du monde ; comme l' homme cherche la justice dans l' égalité, la société cherche l' ordre dans l' anarchie. anarchie, absence de maître, de souverain, telle est la forme de gouvernement dont nous approchons tous les jours, et que l' habitude invétérée de prendre l' homme pour règle et sa volonté pour loi nous fait regarder comme le comble du désordre et l' expression du chaos. On raconte qu' un bourgeois de Paris du dix-septième siècle ayant entendu dire qu' à Venise il n' y avait point de roi, ce bon homme ne pouvait revenir de son étonnement, et pensa mourir de rire à la première nouvelle d' une chose si ridicule. Tel est notre préjugé : tous tant que nous sommes nous voulons un chef ou des chefs [...]
"
Avec un peu de contexte, ça va mieux, non?

Écrit par : Pierre-Joseph | mardi, 26 février 2008

..."La propriété et la royauté sont en démolition dès le commencement du monde ."...

Et inversement : le commencement du monde est en démolition dès [l'instauration de] la propriété et de la royauté.

Eden : le monde de l'éternel commencement...

Écrit par : Luc | mardi, 26 février 2008

Salut PJ !

Le contexte me semblait évident vu l'extrême célébrité de ce passage de Proudhon...

Luc : je dirais même : le monde est en démolition dès son commencement. Par définition, et même sans l'homme.

Écrit par : Patrick | mardi, 26 février 2008

Pardonne mon immense inculture, Patrick, comme tout le monde
je ne connaissais de PJP que "la propriété c'est le vol".
La sens de la phrase seule me semblait incertain,
avec le contexte c'est bcp plus clair.

J'aime particulièrement ceci "l' autorité de l' homme sur l' homme est en raison inverse du développement intellectuel auquel cette société est parvenue, et la durée probable de cette autorité peut être calculée sur le désir plus ou moins général d' un gouvernement vrai"
mais cela ne me rend pas forcément optimiste en ce qui concerne la doulce France, ... quoique ?

Écrit par : Xavier | mardi, 26 février 2008

"le monde est en démolition dès son commencement"

Oui, mais cette démolition est en soi un commencement !

Eden renaît et se récrée à chaque instant... sur les ruines d'Eden.

Écrit par : Luc | mardi, 26 février 2008

Oh, la,la ,j'aurais beaucoup à (re)dire mais se serait trop long.
je ne connais pas Mr proudhon ,je ne peux pas apprécier ses belles idées, mais il me semble que le réel ne lui donne pas tout à fait raison. Ne serait-ce que sur un point :
Je ne vois pas que le développement intellectuel est évité l'abomination du XXeme siecle. Si ! Paris n'a pas été bombardé par les nazis...C'est toujours ça qu'les boches...§:-)

Dimanche à leur de la sieste il m'a été offert un rêve dont je n'ai pas finit de méditer le sens . A un moment , un homme haut perché sur une trés haute échelle répondait à un autre (en bas) que l'essence de la quête du graal était déjà contenu dans le "Houai nan steu" (L'art de gouverner) . Je demandais alors (de mon lit) qu'est qui contenait en amont le" Houai nan steu" et jusqu"où" on pouvait remonter , à l'infini ?
Il répondais en laissant sa phrase en suspend quelque chose comme : "la catastrophe " est contenu dans ....
Le mot était ambigü contenu ,entre autre de sa position vertigineuse,mais évoquait aussi un en deçà des mots.

J'ai donc pris comme guide ce rêve et je lisait ceci hier dans " L'art de Gouverner-Le livre des maîtres du Sud-de Houai "

"Autrefois, quand on choisissait un chef, ce n'était guère pour satisfaire ses désirs, et si les sages faisaient profil bas, ce n'était certainement pas pour se défiler.
Il faut des chefs, sinon les forts oppriment les faibles , la majorité blesse la minorité, les malins trompent les coeurs simples, les téméraires agressent les timides, chacun garde ses connaissances pour soi, de même que ses richesses, sans jamais rien partager. Il faut donc des chefs pour retrouver un peu d'égalité et réunir les êtres ."

Ca me semble plein de bon sens. Non ?

Sinon je préfère les M&M aux 5 M, en plus dessus y'a écrit
"Peanuts "ça aide a digérer .Hihi. Mais qu'est ce qu'on sème comme graines empoisonnées...

Écrit par : Elise | mardi, 26 février 2008

P.S:M&M' s, qu'on dit plutôt .Ah ,élise 'gaff quoi! L'illétrisme n'excuse pas tout.

Écrit par : Elise | mardi, 26 février 2008

Y s'passe des drôles de choses sur Haut et fort.
Moi je croyais que c'était à cause qu'on était Mardi .Pour changer de configuration...Mais c'est pareil chez les autres...
Mais qui contrôle le contrôle ? Bordel !
Sarkozyzette se pose des questions métaphysiques...

Écrit par : Elise | mardi, 26 février 2008

Hello Elise ! Ça doit être le Grand Nettoyage de Printemps suivi de relooking.
Comment allez-vous cher hôte ?

Salutations Klimtiennes
en passant

Écrit par : Véa | mercredi, 27 février 2008

Salut Véa ! Puisque tu me le demandes, je (te) dirais que je ne vais pas trop bien, que ça traîne, que j'en ai marre mais que je n'ai pas le choix, qu'il est pénible, pour les autres et pour soi-même, de se plaindre, que se plaindre n'y changera rien, que, entre le remords et les bonnes résolutions, il y a toujours l'envie de bâiller, que le monde est lent et monotone, que la monotonie de l'objet révèle la paralysie du sujet, qu'il ne sert à rien de regretter, que la peur de la mort rejoint la peur de la vie, qu'il y a toujours plus malheureux que soi, que l'art sauve un peu mais pas assez, que... que... En effet, Hautetfort relooke sans demander ; qu'on aimerait s'en foutre mais qu'on ne s'en fout pas, que la vie de famille est bien difficile --- Et à Elise, salut tout simplement ! Bonnes lectures, vie sympa, découvertes, promesses tenues, & pas de temps à perdre avec Sarko & les médias... Mes salutations les plus chaleureuses à tous !

Écrit par : Patrick | mercredi, 27 février 2008

Si juste, la monotonie de l'objet révèlant la paralysie du sujet.
Amitiés,

Écrit par : Véa | mercredi, 27 février 2008

Une tranche de l'art au petit dejeuner
avec un beau-l de café
la vraie vie
avec des souliers crottés.

Écrit par : Buzz l'eclair | mercredi, 27 février 2008

Ô Buzz, si cela se pouvait, même les grabataires, les hommes-troncs et les morts en profiteraient !

Écrit par : Patrick | mercredi, 27 février 2008

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