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mardi, 25 mars 2008

Un poème d'Amir Hamzah

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Amir Hamzah

Padamu Jua

Habis kikis
segala cintaku hilang terbang
pulang kembali aku padamu
seperti dahulu

kaulah kandil kemerlap
pelita jendela di malam gelap
melambai pulang perlahan
sabar, setia selalu

satu kekasihku
aku manusia
rindu rasa
rindu rupa

di mana engkau
rupa tiada
suara sayup
hanya kata merangkai hati

engkau cemburu
engkau ganas
mangsa aku dalam cakarmu
bertukar tangkap dengan lepas

nanar aku, gila sasar
sayang berulang padamu jua
engkau pelik menarik ingin
serupa dara di balik tirai

kasihmu sunyi
menunggu seorang diri
lalu waktu - bukan giliranku
mati hari - bukan kawanku....

Commentaires

Une première tentative de traduction, encore très littérale, de ce poème écrit en 1937 par un prince déchu, héros de l'indépendance indonésienne, qui s'adresse à Dieu quand sa belle déesse de la Terre, Sundari, n'est plus :


A toi quand même

Fini éliminé
tout mon amour s’est envolé
je te reviens une fois encore
comme autrefois

tu es la flamme lumineuse
la lumière à la fenêtre dans la nuit noire
qui me fait signe de rentrer lentement
patiemment, fidèlement toujours

mon seul amour
je suis un être humain
qui languit de sentiments
qui languit de formes

où es-tu
toi qui n’as pas de forme
douce voix qui n’a
que des mots pour chérir

tu es jaloux
tu es féroce
je suis une proie entre tes griffes
parfois prisonnière parfois libre

je suis confus, fou, dément
hélas de te revenir quand même
tu attises particulièrement le désir
comme une jeune fille derrière un rideau

solitaire est mon amour
qui attend un homme lui-même
le temps passe – ce n’est pas mon tour
le soleil – n’est pas mon ami

Écrit par : Patrick | mercredi, 26 mars 2008

Voici une deuxième traduction de ce poème qui ne paie pas de mine mais qui a une histoire que j'essaie d'écrire -- quand le grand Naggy me lâche les baskets...


À toi quand même


C’en est fini
mes amours se sont toutes envolées
je te reviens une fois encore
comme jadis

tu es la flamme lumineuse
la lumière à la fenêtre dans le noir de la nuit
qui me fait signe de rentrer lentement
patiemment, fidèlement toujours

je n’ai qu’un seul amour
je suis un être humain
nostalgique de sentiments
autant que de formes

où es-tu
toi qui n’as pas de forme
voix sourde qui n’a
que des mots pour chérir

tu es jaloux
tu es féroce
je suis une proie entre tes griffes
parfois prisonnière parfois libre

je suis confus et je suis fou
hélas de te revenir quand même
tu excites encore plus mon désir
comme une jeune fille derrière un rideau

solitaire ton amour
attend un être précis
le temps passe – ce n’est pas mon tour
le jour est mort– il n’est pas mon ami

Écrit par : Patrick | mercredi, 26 mars 2008

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