Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 01 avril 2008

Tiada


22:47 Publié dans Indonésie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : questions

Commentaires

Si nous ne nous revoyons plus dans ce monde,
ce n'est pas grave, mon coeur.
Le monde n'est pas un séjour qui dure :
que tes rêves planent haut dans les nuages !

Amir Hamzah

Écrit par : Patrick | mardi, 01 avril 2008

"la vérité germe de la terre"
le visage qui compte
c'est le visage d'autrui

Écrit par : Buzz l'eclair | mercredi, 02 avril 2008

" Un beau pays est une illusion, un rève;
Rien de sert de s'y attacher.
Sans conquérir les émotions intérieures
Combattre ses ennemis est tâche sans fin."
Khyentsé Rinpoché

j'ai entendu ses paroles en regardant un film où l'on voyait Khyentsé Rinpoché devant les ruines du monastère de Samyé qu'il retrouvait après 30 ans d'exil. Il semblait boulversé . Allez voir comment un bouddha est boulversé ?

"Padampa montra des signes de maladie. A ceux de ses disciples qui s'inquiétaient de sa santé, il répondit laconiquement: " J'ai l'esprit malade", puis, devant leur perplexité :"Mon esprit se confond entièrement avec le monde des apparences".
Avec un humour serein il ajouta: "On peut soigner les maux physiques, mais ce mal-ci est incurable ".
Il fixa alors son regard sur le ciel et s'éteignit ."

"Les 100 conseils de Padampa Sangyé"- Padmakara

...Je nous souhaîte pareille maladie !

Le Dalaï Lama a dit qu'il avait vu qu'un jour il retournerai au Tibet, dans cette vie. Je lui fais confiance...
Deux des nièces de mon marchand de journaux sont mariées à des chinois; quel visage auront leurs enfants ?
J'espère que les bons conseils de Padampa orneront toujours leur gorge !

Salut à tous !

Écrit par : Elise | jeudi, 03 avril 2008

Salut Elise !

"Mon esprit se confond entièrement avec le monde des apparences."

J'aurais bien envie de m'approprier cette phrase, mais dans quel sens ?

J'adore les Chinois, je vénère la civilisation chinoise, et je reconnais que ma vie déborde de chinoiseries, dont le bouddhisme tibétain n'est pas la moindre...

Pour les maladies : mesmaux se portent bien ; mon désespoir aussi.L'acupuncture n'a pas encore daigné montrer ses bienfaits ; elle est très réservée, cette chinoiserie-là.

J'ai fini la traduction des "Stances de la Voie médiane" de l'Arjuna des Dragons, avec notelettes, glossaire et bibliographie (déliramment) raisonnée. Reste la Préface : j'ai toujours la gorge nouée (et pleine de Padampa) quand vient l'heure des préfaces ; je me sens tout petit, comme pour l'articel sur Besakih...

Je découvre le monde de la poésie indonésienne contemporaine, mais comme j'apprends l'indonésien par la même occasion, ce sont plus des exercices de traduction que je donne en partage que de véritables diamants de poésie, mais ça va venir : patience.

Je crois voir, Elise, que tu as toujours d'aussi bonnes lectures et que tu as toujours le coeur bon. Tu dois être "infirmière" quand même, même si tu ne l'es pas, question bonté.

Moi je dis ça sous le coup de l'émotion poétique, parce que je suis un bientôt-vieillard-égrotant.

Pauvre Tibet ! Pauvre monde ! Vive la Beauté retrouvée !

Et à tous, salut !

Écrit par : Patrick | jeudi, 03 avril 2008

Salut Patrick !

Par tous les sens !

"L'apparence, où qu'elle se présente , l'emporte sur tout."
Selon Timon.

Dans un sens ironique , délice à la Conche-Pyrrhon ?

"Nous vivons sur le fond d'une confiance naïvement accordée à l'idée d'être, et dans l'oubli de l'inconsistance radicale des choses, ou dans l'oubli du néant. Or , l'ironie pyrrhonienne opère un renversement. L'être ne peut jamais que sembler être, et le discours sur l'être (ce qui est) n'est jamais qu'un semblant de discours . Non qu'il faille distinguer le phénomène et l'être, car , au contraire, ce dont il s'agit, c'est de dissoudre l'être lui-même : il n'y a que l'apparence sans rien qui apparaisse. A la lumière de cette nouvelle et extraordinaire expérience qui paraît avoir été celle de Pyrrhon, tout est encore là comme avant, mais commme néant - un néant qui n'est pas le néant pur mais l'apparence . "
"Entendons : l'apparence pure et universelle , non l'apparence -de, ni l'apparence -pour. L'apparence-de renvoie à ce qui apparaît, le phénomème est distingué de la chose. L'apparence-pour renvoie à celui à qui elle apparaît, à un sujet."
Marcel Conche- " Pyrrhon ou l'apparence"

Ainsi , tel quel, Padampa ,apparemment le corps en piteux état ,(tré)passe ,en apparence.

Tu vois Patrick, à lire tes préfaces ,notes de bas de pages et bibliographies à quelles concidérations ça méne !

De coeur à coeur je te dirais :la bonté nous l'avons en partage , celle qu'il te semble voir s'est nourrie de la tienne toutes ses années, elle même nourrit de tous les bons coeurs ect...C'est donc tout naturel , et n'est-ce pas une jolie illustration du karma ?

Comme je ne me vois pas en infirmière, je ne te vois pas en "malade". Mais le vécu de la douleur intense reste, pour moi qui n'ai jamais eu vraiment mal nulle part, un mystère qui me questionne...
Sinon, quand même, pour un bientôt -vieillard-égrotant je te trouve bien gaillard !

Comme dirait L.W : See you my friend !
Et amitié à tous !

Écrit par : Elise | samedi, 05 avril 2008

Les commentaires sont fermés.