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jeudi, 24 avril 2008

Après la sagesse, la sagesse !

Ci-dessous vous trouverez quelques extraits de ce qui peut-être me préoccupe vraiment : tout reste en chewing-gum, chewing-gum de diamant, bien sûr, le diamant de notre unité qui dépasse tous les mots, toutes les pensées, tous les dépassements. A bientôt, à toujours, par-delà --


Ainsi parle Thogmé Zangpo Pal de Ngultchou (Tibet, XVe siècle) :

"Si ma maladie est bénéfique aux êtres, puisse la maladie m'échoir comme une bénédiction !

Si ma mort est bénéfique aux êtres, puisse la mort m'échoir comme une bénédiction !

Si ma santé est bénéfique aux êtres, puisse la santé m'échoir comme une bénédiction !

Telle est ma prière aux Trois Joyaux.

Je suis heureux, car j'ai la profonde conviction que tout ce qui advient est la bénédiction des Trois Joyaux.

Ainsi, j'emporterai sur la voie tout ce qui arrive sans essayer de rien y changer."


Et il dit encore:

"Si ce corps illusoire que je crois mien est malade, eh bien, qu'il soit malade !

Cette maladie me permet d'épuiser
Le mauvais karma de mes actes passés,
Et les activités spirituelles que je pourrai alors accomplir
M'aideront à purifier les deux voiles .

Bien portant, je suis heureux,
Car, avec un corps et un esprit sains,
Je peux approfondir ma pratique spirituelle
Et donner tout son sens à cette existence humaine
En tournant mon corps, ma parole et mon esprit vers le bien.

Pauvre, et par là sans bien à protéger,
Je suis heureux,
Tant il est vrai que les querelles et l'animosité
Jaillissent des graines de la cupidité et de l'attachement.

Riche, je suis heureux,
Car mes biens me permettent d'accomplir encore plus d'actes positifs,
Ces actes positifs d'où résultent
Les bonheurs temporaire et ultime.

Si je meurs bientôt, c'est parfait,
Car, soutenu par mes quelques mérites,
J'ai bon espoir d'entrer dans la voie sans erreur
Avant qu'un obstacle ne se présente.

Si ma vie est longue, je suis heureux :
Inséparable de la chaude et bienfaisante pluie des instructions spirituelles,
Je peux faire longtemps mûrir en moi
La moisson des expériences intérieures.

Aussi, quoi qu'il arrive, je suis heureux."


Enfin, quelques mots de Dilgo Khyentsé Rinpoché à propos de la méditation sur l'échange de soi et d'autrui selon l'esprit d'Eveil absolu :

"Pour méditer selon la vérité absolue, faites naître en vous un désir prodigieux et alimentez-le avec celui de tous les êtres jusqu'à obtenir une formidable montagne de désir. Plongez-y alors votre regard, et il vous apparaîtra que le désir n'est constitué que de pensée : il naît dans votre esprit et ne possède la moindre particule d'existence indépendante. Puis, lorsque vous tournerez votre esprit vers l'intérieur pour qu'il se regarde lui-même, vous prendrez conscience qu'il est, lui aussi, dépourvu d'existence réelle, que ce soit dans le passé, le futur ou le présent. La nature de l'esprit est aussi inconsistante que l'espace.
En suivant ces méthodes, vous pouvez méditer sur la colère, l'orgueil, la jalousie et l'ignorance, ainsi que sur tout ce qui obscurcit l'esprit.
Lorsque vous pratiquez cette méditation essentielle de la voie des bodhisattvas, essayez de voir très clairement votre bonheur aller vers les êtres et leurs souffrances venir à vous. Pensez que cela se passe réellement. Cette pratique des bodhisattvas est, entre toutes, la plus importante. Rien ne peut y faire obstacle. Non seulement elle aidera les êtres, mais elle vous mènera à l'Éveil (...)"

La suite dans "Au coeur de la compassion", à paraître aux éditions Padmakara dans un ou deux mois...

Pour tout le monde, voire pour tous les mondes : merci !


22:06 Publié dans Bouddheries | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : questions

Commentaires

" La nature de l'esprit est aussi inconsistante que l'espace.
En suivant ces méthodes, vous pouvez méditer sur la colère, l'orgueil, la jalousie et l'ignorance, ainsi que sur tout ce qui obscurcit l'esprit."

Si vraiment l'esprit est aussi inconsistant que l'espace, avec quoi vais-je bien pouvoir l'obscurcir ?
Si vraiment l'esprit est aussi inconsistant que l'espace, avec quel genre d'esprit vais-je effectuer cette méditation sur la colère, l'orgueil etc. ?
...questions "classiques"... dont je ne me lasse pas !

Écrit par : Luc | lundi, 28 avril 2008

La *nature* de l'esprit est inconcevable.
Sinon, le "petit esprit" est toujours prêt.
Mais il y a des idées fausses qui permettent de se débarrasser des idées fausses. Ce que les pratiquants appellent pratique. Moi, je ne sais rien faire ; comment oserais-je conseiller ? ...
Meilleurs voeux !

Écrit par : Patrick | lundi, 28 avril 2008

je vois une amélioration
un chemin se dégage
un bon chemin comme on les aime
simple et génereux

Écrit par : Buzz l'eclair | mardi, 29 avril 2008

Salut à toi, Buzz -- c'est clair
et difficile.

Travail...

Écrit par : Patrick | mardi, 29 avril 2008

Dans la même veine (Zurchungpa & Dilgo Khyentse R):
" Si lorsque vous pratiquez, la digue de la souffrance lâche,
c'est simplement que vous êtes en train de purifier vos actions négatives.
Réjouissez-vous et abandonnez les vues erronées."

"Les circonstances favorables sont plus difficiles à utiliser sur le chemin, car elles distraient davantage et nous font oublier le Dharma. [...] Les circonstances pénibles sont relativement plus faciles à gérer. Il est plus facile de pratiquer la patience lorsque quelqu'un vous maltraite ou que l'on est malade, parce que ces causes de souffrance nous rappellent naturellement le Dharma [...]"

Donc tout va bien Patrick, quel veinard tu es, réjouis-toi - même si tu prétends ne pas pratiquer!

Écrit par : Xavier | mercredi, 30 avril 2008

Cher Xavier,

j'essaie mais je ne réussis pas. Je n'essaie pas beaucoup, beaucoup moins que l'occasion ne m'en est offerte, mais j'essaie et, je l'avoue, l'étau se relâche jusqu'au goulet suivant, jusqu'à l'étranglement qui n'aura pas raison de mon inconsciente pureté primordiale.

Merci en tout cas.
J'espère que tu vas bien.

Comment te fut le Népal ?

Passeras-tu un de ces jours en Dordogne ?

Écrit par : Patrick | mercredi, 30 avril 2008

Je dois dire que je sais de moins en moins ce que c'est que "pratiquer". Quelque chose me dit que ce n'est pas nécessairement fixer un point sur un mur pendant des années, ânonner des tonnes de pujas en tibétain ou répéter des milliards de mantras tout en visualisant des êtres bizarres assemblés en mandalas. Peut-être que la pratique c'est justement ce que tu dis, chaque fois que l'étau se resserre, ou semble se resserrer, le desserrer un instant en se souvenant seulement qu'il n'existe pas vraiment - parait-il- ailleurs que dans cet esprit que j'appelle mien ? Malheureusement c'est vrai que ce n'est pas facile et que cela ne dure pas forcément très longtemps,
Moi pour le moment - quelle chance !- je souffre d'un petit zona facial qui me permet de purifier mon karma et d'apprendre un peu la compassion en goûtant un faible échantillon de ce que doit te faire endurer ta névralgie. Franchement quand on y pense on ne voit pas pourquoi tu t'auto-flagelles.
Pour le reste je vais te passer un petit coup de fil.

Écrit par : Xavier | mercredi, 30 avril 2008

Qu'est-ce qui te fait croire que je m'auto-flagelle ?
Je te jure que mes maux sont involontaires, du moins au stade où j'en suis. Je te jure aussi que je ne leur trouve pas de plus-value me concernant, comme on dit de certains qu'ils souffrent pour s'affirmer, se trouver une personnalité, etc. Cela me console un peu de penser que dans le bouddhisme du Grand Véhicule, la souffrance peut être vécue comme une "bénédiction". Je t'avoue que le bouddhisme m'est ici une vraie consolation -- la pensée bouddhiste, pas ma "pratique", qui est nulle... Je suis désolé d'apprendre que, toi aussi, tu te prends la tête, ou plutôt que tu as la tête prise par un zona : la zone ! Nos nerfs sont des merveilles désappointantes, c'est le moins qu'on puisse dire. Des merveilles d'ingéniosité, des puits de souffrance ! En tout cas, il est toujours bon de chercher "la chose", quelle qu'elle soit. Se rendre compte qu'on a mal, par exemple, et "s'illuminer" selon les différents procédés mis à notre disposition. Surtout pas dans le but d'avoir moins mal : dans le but de dépasser toutes les idées et toutes les sensations pour être moins con et plus utile (pour le dire comme ça...). Ce qui n'a rien à voir avec des récitations, des positions assises, des prosternations devant des objets d'art plus ou moins réussis... Bon, ami, à plus !

PS &nbps;&nbps;&nbps;&nbps;Je crois que je vais publier quand même un petit truc, une traduction en cours, sur la maladie, justement...

Écrit par : Patrick | mercredi, 30 avril 2008

Désolé pour mon discours confus: quand je disais "tu t'auto-flagelles", je ne pensais pas à tes souffrances physiques et psychologiques dont je ne doute pas qu'elles soient non-volontaires. Je pensais plutôt au préambule, que tu as supprimé, de ce billet, ou aux critiques que tu t'adresses toi-même. J'aurais sans doute dû écrire "auto-déprécies".

Écrit par : Xavier | mercredi, 30 avril 2008

I see. Je trouvais ça trop grand-guignolesque et inutilement "auto/hétéro-dépréciateur"...

Écrit par : Patrick | mercredi, 30 avril 2008

Riviere à traverser
gué-raison
hote-eau
hote-eau......

Écrit par : Buzz l'eclair | mercredi, 30 avril 2008

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