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mercredi, 30 avril 2008

Libération naturelle (spontanée) dans les trois corps

Instructions essentielles pour l’intégration de la maladie / pour faire de la maladie une voie / emporter la maladie sur la voie


Hommage au rishi (ou : à la rectitude parfaite, drang srong, appelé/e) Sagesse (primordiale) de l’Ouvert (rig pa, qui est plus espace que conscience et plus conscience qu’espace) !


(Approche, ou traduction « analytique » très littérale)

1.
Les douze facteurs de la production interdépendante ont pour origine (cause, racine) l’ignorance.
Celle-ci les produit dans l’ordre naturel et les maladies leur (lui ?) sont reliées / corrélatives,
Dont l’antidote est le Maître Thérapeute d’Oddiyâna
Devant lequel je m’incline en aspirant à l’apaisement (dissolution) des maladies en (pour qu’elles se révèlent comme étant les) trois corps (de la bouddhéité).

2.
La maladie est un balai qui chasse les actes négatifs et les voiles.
Méditez sur la maladie comme étant votre maître et adressez-lui vos prières / invoquez-la.
La maladie est l’effet de maturation complète (la rétribution) des coups que nous avons donnés,
Et cet effet (cette maturité, rétribution), nul autre que nous / vous ne l’éprouvera.

3.
Comme elle nous échoit, si nous la prenons comme notre lot karmique, ce sera comme si nous étions heureux (et ainsi)
Elle nous atteindra du fait même de la bienveillance de notre maître et des Trois Joyaux.
Puisque la maladie est un accomplissement (siddhi), honorons la déité (le fruit de nos prières au yidam est l’accomplissement) :
La maladie est le signe qu’un mauvais karma s’épuise.

4.
Ne regardez pas la maladie elle-même (ici : les symptômes dont vous souffrez) : regardez celui (cela) qui souffre !
Ne posez / placez / laissez pas la maladie dans votre esprit ordinaire
Mais laissez l’Ouvert en toute (dans toute sa) nudité (sans atours, « nuement ») sur / dans la maladie :
Voilà une instruction essentielle qui permet à la maladie de se présenter comme le corps absolu.

5.
Le corps est [un objet] inanimé et l’esprit vacuité :
Qu’est-ce qui fait mal à l’inanimé ? Qu’est-ce qui mordrait la vacuité ?
Dans la nature de la maladie cherchez d’où elle vient, où elle dure et où elle s’en va.
La maladie jaillit soudain avec les / des idées fausses :
Quand ces idées se sont évanouies, la maladie a rejoint son « lieu propre »
Et le bonheur (blo bde) de l’Ouvert est libre / s’est libéré dans / en « grande » clarté-vacuité.
Voilà des instructions essentielles qui permettent à la maladie de se présenter comme le corps de jouissance.

6.
Les actes négatifs et les voiles accumulés pendant des ères cosmiques sont purifiés par la maladie :
Celle-ci est le messager (la messagère) qui recueille (collecte, attire) expériences, réalisations et accomplissements.
Ne chérissez plus votre corps et, sur votre lit [de malade], pratiquez la « Découpe »
En visualisant clairement que [vos « hôtes »] emportent votre chair et votre sang.
Alternativement, méditez sur l’enceinte vide ajourée comme un tamis,
Visez directement l’endroit malade et arrachez-le avec le « souffle ».
Puis laissez-vous (ou : « tout ») aller dans la « sagesse postérieure » de la dimension-ouverture (ou : du dharmadhâtu-Ouvert) qui accède directement à tout.
Voilà des instructions essentielles qui permettent à la maladie de se présenter comme le corps de manifestation.

7.
Le mal dont je souffre est la force [magique] de la compassion des Trois Racines.
Le mal dont je souffre est la bienveillance des Trois Joyaux.
Suscité par mes actes négatifs, le mal dont je souffre a le pouvoir, si je pratique,
De [brûler] mieux que tout autre le (petit) bois de mes voiles.
Plutôt que de céder au désespoir, qui est une vue fausse,
Je devrais me réjouir de cette preuve qu’un mauvais karma est épuisé !

8.
Les trois portes pleines des trois solitudes (isolements),
Des trois façons de réjouir [le maître], la principale est la pratique :
[Quelque chose] qui a le pouvoir de réparer le lien sacré avec les Trois Racines,
Le déséquilibre des éléments dans la dimension-ouverture des trois corps : et c’est alors

9.
Que Lumière de Connaissance et d’Amour a donné ces instructions sur / depuis son lit [de malade] :
Que grâce à cet acte vertueux nous puissions nous libérer des maux des trois poisons !



Brouillon de Patrick le 6 juin 2007 ---

18:51 Publié dans Bouddheries | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : questions

Commentaires

Précision : il s'agit d'un texte de Jigmé Lingpa.

Écrit par : Patrick | mercredi, 30 avril 2008

Ce texte est extraordinaire
il communique dans ma tête avec la pensée de Goethe
et celle de son suiveur illustre Rudolph Steiner.

Merci

Écrit par : Luc Comeau-Montasse | lundi, 05 mai 2008

Salut Luc !

Je me réjouis de ton passage & te ton aimable remarque.
Je pense que Goethe l'omniscient et Steiner (le linguiste?) auraient apprécié aussi. Moi, humblement, je cherche à comprendre, toujours en quête de panacée. Bon vent !

Écrit par : Patrick | lundi, 05 mai 2008

J'ai beaucoup hésité avant de m'exprimer sur ce texte parce que je ne voulais pas heurter ou engager une polémique stérile, mais aussi parce que mes connaissances du bouddhisme sont très lacunaires.

Je suis toujours embarrassé avec ce type de textes, car ils me paraissent reproduire une stratégie religieuse assez pénible : l'attribution à celui qui souffre de l'action qui est, de façon lointaine, cause de sa souffrance et _en même temps_ la promesse de sa délivrance.

Dans le texte précédent, c'est particulièrement sensible dans les passages suivants :

"Le mal dont je souffre est la bienveillance des Trois Joyaux.
Suscité par mes actes négatifs, le mal dont je souffre a le pouvoir, si je pratique,
De [brûler] mieux que tout autre le (petit) bois de mes voiles."

La souffrance peut me sauver lorsque je m'en reconnais comme l'origine et, à partir de là, me livre à diverses pratiques.

Comme le dirait Spinoza, on s'enfonce dans la passion triste de l'espoir "Car la crainte est une tristesse, et il n’y a pas d’espoir sans crainte" (Ethique, IV, démonstration de la proposition XLVII)

Ce canevas a connu bien des variations, dont celle du christianisme historique : la conscience du péché prépare les voies de la grâce, etc.

Je ne confonds pas toutefois le christianisme historique et certains courants bouddhistes. D'abord parce que dans le bouddhisme, on ne trouve pas les notions de volonté, responsabilité, faute, qui appartiennent aux traditions éthico-religieuses européennes. De plus, on peut se demander si les bondieuseries dont l'Europe a été assez friande pendant des siècles, ensemble que j'appelle "christianisme historique", ne distordent pas aussi bien la Torah que les Evangiles.
Pour ne pas faire trop long, cf. le célèbre passage qui balaie la superstition, où le rabbi Ieschuha répond à ses disciples, qui lui demandent si c’est parce que lui ou ses parents ont péché que tel homme est aveugle de naissance : "Ni lui n’a péché ; ni ses parents, mais c’est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui. "(Jean 9, 1-3).

Revenons au bouddhisme : il affirme l’universalité de la souffrance en lui donnant l’ignorance pour cause. Cette notion d’ignorance a été trop souvent comprise de façon intellectualiste. Cet adjectif ne connote pas seulement une accumulation de savoir, mais la croyance, présente à l’origine de notre culture gréco-christiano-romaines chez Platon, que « bien savoir c’est bien agir ». Si tel était le cas, il n’y aurait pas d’Octuple Sentier, il n’y aurait qu’un Unique Sentier : lire des bouquins, accumuler des connaissances pour savoir et être délivré de l'ignorance/souffrance. Or, précisément, l’Octuple Sentier insiste beaucoup plus sur des _attitudes_ que sur des connaissances, et le Bouddha disait qu’il y avait des questions dont il lui paraissait tout à fait inutile de connaître la réponse.
Le concept d'ignorance se réfère donc beaucoup plus à une façon d'être inappropriée. Le bouddhisme, ou tout au moins ce que j’en connais, invite par conséquent à une sagesse où il nous revient de changer nos attitudes et, dans cette transformation, le savoir ne joue qu’un rôle très limité.

Sur ce sentier de changement, on peut abandonner tout espoir, et c’est ce qui m’intéresse dans certaines écoles de Zen et chez le Naggy chéri, surtout si l’on s’avise comme dit François Roustang dans son "Petit guide du changement", que pour changer il faut d’abord se soucier de _ne pas changer_ :

"REGLE I
Le changement de la relation à soi aux autres et à l'environnement est en proportion inverse de la volonté de changement.

Démonstration : le changement est un mouvement qui va d'un point à un autre. Il est donc impossible d'accéder au second si l'on n'est pas d'abord passé par le premier. Mais cette opération ne va pas de soi, car il n'est pas naturel à l'être humain d'être pleinement là où il est. Donc pour commencer à changer, il lui faudra d'abord s'assurer qu'il a investi le point de départ. Il ne doit donc pas se soucier de changer. CQFD"

François Roustang in "La Fin de la plainte"

Écrit par : herve | mardi, 06 mai 2008

Je pense que votre commentaire, Hervé, est partial parce que votre lecture est partielle.

Ainsi, avant la stance 7, il y a entre autres les stances 4 et 5. Ces deux stances pointent leur doigt vers vous-même, Hervé, en vous invitant à rechercher deux choses, et cela non pas avec votre oeil mental ou votre érudition, mais avec votre existence tout entière :
1/Ne regardez pas la maladie elle-même (ici : les symptômes dont vous souffrez) : regardez celui (cela) qui souffre !
2/Dans la nature de la maladie cherchez d’où elle vient, où elle dure et où elle s’en va.

Je pense que cela est tout aussi important, et pas contradictoire avec le "message de consolation" contenu dans la stance 7, destiné à apaiser les cris du "bébé", quand sa souffrance est trop forte...

Même si c'est terrible à dire, et je ne le dis que du bout des lèvres, la souffrance a au moins un mérite, celui de favoriser la concentration. Eh oui : quand vous avez une rage de dents, vous ne pensez qu'à ça ! Voici donc les conditions "idéales" pour mettre en pratique les instructions contenues dans ce texte.
Une belle journée à tous !

Écrit par : Luc | mardi, 06 mai 2008

Merci, RV, pour le passage et la réflexion : j'y réfléchis. A bientôt.

Écrit par : Patrick | mardi, 06 mai 2008

Merci pour vos remarques, Luc. Je n'exclus pas d'être partial et partiel avec ce texte, c'est pour cela que j'ai pris quelques précautions oratoires.

Bien d'accord avec votre présentation de la souffrance, même et surtout si cela doit être dit du bout des lèvres, mi-dit plus que dit sous peine qu'on en mé-dise...

L'enjeu est bien une qualité d'attention à ce qui nous arrive (joie, souffrance, etc.), mais cela est de l'ordre de la trouvaille, _S_'apprend et ne peut être promis.
Comme le dirait le bon Jon Elster, c'est un "effet essentiellement secondaire" qui _SE_ découvre à l'occasion d'un événement ou d'une action sans être cherché.

Cette histoire, assez connue, en donne une illustration, grâce au "moyen habile" mis en oeuvre par le maître :

Un jour, un petit moine reçut de son maître l’ordre de porter un message au temple du village voisin.
Pour accéder à ce village, il fallait nécessairement traverser un pont sur lequel se trouvait un fier-à-bras, costaud, expert en maniement du sabre, qui défiait tous ceux qui passaient et les découpait en morceaux. Il provoqua en combat le petit moine ; celui-ci lui répondit :

- « Je ne peux me battre avec vous, car je dois porter un message au temple du village, mais je promets qu’à mon retour, je répondrai à votre défi. »

Le fier-à-bras, confiant dans la parole d’un moine, le laisse repartir.

Arrivé au temple, le moine donne son message et demande à parler au maître.

- « J’ai donné ma parole que je reviendrai combattre l’homme qui m’a défié, mais je ne me suis jamais battu, je n’ai jamais touché un sabre de ma vie, que dois-je faire ? »

- « Il n’y a pas grand chose à faire, juste te mettre debout, droit, face à ton adversaire, prendre le sabre à deux mains et l’élever au dessus de ta tête. A un moment, tu sentiras le froid de la lame sur la peau nue de ton crâne de moine et l’instant d’après tu seras mort. C’est tout.

Le maître décroche son plus beau sabre et l’offre au petit moine.
Celui-ci, tremblant, le prend.

Il rejoint le fier-à-bras sur le pont.
Il prend la posture recommandée par le maître, lève le sabre au dessus de sa tête et attend…

Le fier-à-bras, surpris, regarde le moine et se dit :
- « Mais que se passe-t-il ? Quelle est cette posture ? Ce moine est invincible ! Quoique je fasse, il pourra parer le coup que j’essaierai de lui porter ! »

Le fier-à-bras laisse tomber son sabre, se jette aux pieds du moine et lui dit :

- « Enseigne-moi l’art du sabre ! »

Écrit par : herve | mardi, 06 mai 2008

Toujours à propos de la souffrance, et précisément de la souffrance physique, voici une méthode de samadhi suggérée par le Shurangama sutra. Ici, c'est le bodhisattva Pilindavattsa qui parle, prié par le Bouddha d'indiquer par quel moyen il a pu réaliser la "parfaite pénétration".

«Du jour où j'ai résolu de suivre le Bouddha et d'entrer dans le courant, j'ai souvent entendu l'Ainsi-Venu expliquer qu’aucune chose au monde n’est source de satisfaction. Une fois, alors que je faisais ma tournée d'aumônes au village et que je méditais sur cette porte d’entrée dans le Réel, je me suis piqué le pied en marchant par inadvertance sur une épine vénéneuse. Mon esprit ressentait de façon aigüe la douleur physique mais, bien que ma conscience fît l'expérience de la douleur, j'étais conscient, dans le même temps, qu’en mon cœur immaculé il n'y avait ni douleur ni conscience de la douleur.
« J’en suis venu, alors, à me poser la question : 'Comment est-il possible qu'un corps possède deux consciences ?' Ayant médité là-dessus pendant un court instant, mon corps et mon esprit sont brusquement devenus vacants. Au bout de vingt-et-un jours, mes écoulements [sensoriels] ont disparu et j'ai parachevé l'état d'Arhat. Le Bouddha m'a personnellement certifié et a confirmé que j'avais atteint le stade au-delà de l'étude.
«Le Bouddha demande ce qu’il en est de la parfaite pénétration. Dans la mesure où c’est ce qui m’a permis d’obtenir cette réalisation, je dirais quant à moi que purifier la conscience et oublier le corps est le meilleur des expédients."

Comme on peut le constater, une fois de plus, le bouddhisme cultive l'art de faire feu de tout bois. Exemple : je me prends un coup violent sur la tête. Malgré la soudaineté et la brutalité du coup, au lieu de "m'abandonner" à la sensation d'assommement, je vais tâcher de rester présent à cette sensation en essayant de stabiliser cet effet de dédoublement de la conscience qui survient en pareil cas. L'objectif étant de me décoller et de me désidentifier de la sensation... As-tu déjà ressenti, dans ce genre de situation, Patrick, cette espèce de dédoublement de conscience ?

Écrit par : Luc | mercredi, 07 mai 2008

" Un jour qu'il (Milarépa ) développait sa pratique, deux bergers se présentèrent. Le plus jeune dit :
- Le Lama n'a-t-il pas de compagnon avec lui ?
- J'en ai un.
- Qui est-ce ? Comment l'appelle t-on ?
- L'ami Esprit d'Eveil, dit l'ermite.
- Où est-il maintenant ?
- Pour l'instant il se trouve dans la maison du principe conscient primordial.
Le jeune pâtre renchérit :
- Mais cette maison d'une conscience source de tout, où la situer ?
- En mon propre corps, répondit le Jetsün.
L'aîné parla :
- Alors il n'y a pas pour nous matière à refuge, Lama.
Et le cadet :
- La base de la parfaite connaissance réside-t-elle en l'esprit ? Ce corps physique est-il demeure de l'esprit ?
-Oui, dit le Maître.
Le jeune continua :
Dans la maison humaine, un individu vit, mais beaucoup d'autres vont et viennent. Dans un corps y a-t-il un seul esprit ou plusieurs ? S'il y en a plusieurs, à quoi ressemblent-ils ?
Le Jetsün répliqua :
-Qu'il y en ait un ou plusieurs, découvre-le toi-même !
-D'accord ! dit-il. Et les deux garçons s'en retournèrent .

(...)


Milarepa -Les cent mille chants -

Écrit par : Toi même ! | vendredi, 09 mai 2008

(ce que je lis là - merci aux porteurs de pierres - me rappelle que)

Posé sur le parapet de la Moselle, je regardais le flot tumultueux passer au-delà de moi
et je me prenais à souhaiter
que
comme la rivière
malgré les innombrables mouvements en tous sens
de la substance qui me donne vie
il existe un mouvement qui les sublime.

Écrit par : Luc Comeau-Montasse | dimanche, 11 mai 2008

Chers amis !

Excusez mon silence. Non que je me taise particulièrement en ce moment, mais je suis en charrette pour deux textes (les Stances de Naggy et le com. des 37 stances de Gyalsé Thogmé) et j'ai vraiment mal au crâne et je suis vraiment angoissé par cette impossibilité de guérir et par l'éventualité d'un passage à des antalgiques plus forts... A part ça, je vous souhaite le meilleur, du fond du coeur, à vous et à tous !

Écrit par : Patrick | dimanche, 11 mai 2008

Salut Patrick !

Merci pour tes bons souhaits et aussi pour tes traductions, pour la diffusion du bon Dharma !
Mais quelle torture! Quelle souffrance !
Comme j'aimerais qu'il y ai un bon remède !

Les nouvelles des proches sont mauvaises et l'étau du réel de la maladie ,de la mort, semble se resserrer à toute vitesse de toutes les directions.
On peut pas dire que l'on n'est pas prévenu ,mais quand l'amie à l'agonie vous appelle au pied du mur, ça rigole plus , et je flippe ma race de bouddha !

Je vous porte dans mon coeur toujours, ça me donne de la douceur, et toutes les bonnes et belles choses que je perçois je vous les envoie en pensée, aux amis et à tous.

Puissiez-vous guérir ! et pour les biens portants bien vous porter !

Écrit par : Elise | lundi, 12 mai 2008

Merci Elise pour tes bonnes pensées ! Courage à toi qui vois que tout passe ! Courage à tes amis ! Je me rends compte que rien ne me rassure, sinon le lâcher-prise quand toute prise lâche. Mais "mens sana in corpore sano" ne manque pas de vérité. Préserve ton "précieux corps humain", jouis de chaque instant sans flip : il est exceptionnel. Que tout soit illusoire, je n'en doute pas : mais parfois je ne le vois pas. Il faut se surmuscler quand on va bien pour avoir du rab, un bel impetus, quand on va moins bien. La mort est moins redoutable que la vie loupée. J'entrevois l'infinie perfection de chaque instant. Il y a toujours quelque part un "état naturel" -- même dans tous ces flips contre nature... Vive Dieu !

Écrit par : Patrick | lundi, 12 mai 2008

Puissions-nous tous guérir, et surtout ne pas guérir, de cette maladie affreuse, étrange et merveilleuse qu'on appelle la vie.

Écrit par : Xavier | mardi, 13 mai 2008

Double-bind !
Aho, double-bind !

Clopin-clopant sur la 5e jambe du tétralemme,
ça passera, ça passe, c'est passé.

Les pensées, toujours "affreuses, étranges et merveilleuses",
tiennent les manettes de la lanterne magique,
sont la lanterne magique.

Advienne ce qui advient : ainsi !

Écrit par : Patrick | mardi, 13 mai 2008

"je suis vraiment angoissé par cette impossibilité de guérir "


je suis vraiment soulagé par cette possibilité de mourir

Écrit par : Buzz l'eclair | mardi, 13 mai 2008

Un monde flottant
Que ce monde flottant
Et pourtant et pourtant
(Issa)

Écrit par : Luc | mardi, 13 mai 2008

Comme tu y vas Buzz !
Comme tes paroles me sont douces,
VRAIMENT !

N'empêche que, foi de traducteur,
j'ai encore pas mal de trucs à traduire,
et je préfère le faire de mon vivant...

Héhé !

Flotte le monde, cher Luc,
flotte le monde
qui, jusqu'à ce jour,
ne s'est jamais noyé.

Écrit par : Patrick | mardi, 13 mai 2008

Ohé ! mais tout le monde roupille, par ici !

Allez allez, debout les bodhisattvas ! Le devoir nous attend, en Chine, en Birmanie, au Liban... et ailleurs !

Écrit par : luc | vendredi, 16 mai 2008

Ici.
À plein temps.

Écrit par : P | vendredi, 16 mai 2008

"je suis vraiment angoissé par cette impossibilité de guérir "

"rien n'est impossible"
Igor et grishka B

Écrit par : yeshe | samedi, 17 mai 2008

Merci à toi, yeshe, ainsi qu'à I et g B : rien n'est impossible, pas même l'angoisse.

Écrit par : Patrick | dimanche, 18 mai 2008

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