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samedi, 07 juin 2008

Ameretat & le Kurdistan (pour planer)

ameretat.jpg
Et allez planer là, si vous voulez :
http://www.saradistribution.com/galeri.htm

Commentaires

Appamâdo amatapadam, pamâdo maccuno padam
Appamattâ na mîyanti, ye pamattâ yathâ matâ.

Yo ce vassasatam jîve, apassam amatam padam,
Ekâham jîvitam seyyo, passato amatam padam.

Dhammapada 21-114


(je ne sais pas se qu'en pense la monture de maître Douce Voix, mais je trouve que la Lionne de Guennol si musclée et ravissante mériterait elle aussi un joli pendentif en perle d'ambroisie... Elle a déjâ gagné une sacrée longévité !)

Sarva mangalamm !

Écrit par : Elise | lundi, 09 juin 2008

Merci pour ce voyage

Écrit par : Le bateleur | lundi, 09 juin 2008

Me permets-tu, Élise, une petite tentative de traduc/compil perso (depuis l'anglais) pour ceux qui pâliraient à la vue du Pâli:

Dhammapada 21:
La vigilance est la voie de l'immortalité
la distraction est la voie de la mort
les vigilants ne meurent pas
les négligents sont déjà comme morts

Dhammapada 114:
Mieux vaut vivre un seul jour en comprenant
la voie de l'immortalité
Que vivre cent ans sans comprendre
la voie de l'immortalité


Incroyable, cette lionne bodybuildeuse de cinq mille ans. Elle a dû pratiquer l'attention en même temps que la gonflette. Hum, je devrais peut-être en faire autant... car non, je n'ai pas vu la porte d'entrée du Nagaland, pourtant j'y suis allé à Swayambhu, en mars, et je suis passé juste devant. Mortelle inattention, bad karma...

Écrit par : Xavier | lundi, 09 juin 2008

Aïe aya! Permets-toi, permettons nous , et même je t'y encourage(pour ton karma) !
Après consultation de mon petit comité de traduction (trés rimé)et pas contrariant du tout, je propose ma sélection perso :

21 Vigilance, c'est le chemin de l'immortalité (amata),
manque de vigilance celui de la mort: les vigilants ne meurent point, ceux qui manquent de vigilance sont casi mort. (J.P Osier)

Ah, et pourquoi ne meurent-ils point ?

374 - Yato yato sammasati, khandhânam udayabbayam
labhati pîti pâmojjam, amatam tam vijânatam.

ce que le comité de Gretz traduit par:

-Celui qui continuellement, est pleinement vigilant de l'origine et de la disparition des agrégats,
expérimente joie et ravissement, réalisant le sans-mort (amata=nibbana)

et:
411 Yassâlaya na vijjanti, annâya akathankhatî
Amatogadham anuppatam, tam aham brûmi brâhmanam.

En lui point d'adhésions, point de doutes grâce à la science: il est immergé dans l'immortalité qu'il a atteinte: c'est lui que j'apelle le brahmane. (J.P Osier)

(Ce qui m'évoque immédiatement les stances dédicatoires qui ouvrent et closent les Stances de la voies médianes ,et je retombe sur les pas du Nagaland! )
Ainsi:

21-Plutôt vivre un jour en voyant l'immortalité que cent ans sans la voir. ( Osier)

"Voir" car comment comprendre ce qui n'est pas concevable ?
Tsongkapa nous prévient dans son Hymne à l'interdépendance:

"Les hommes puérils qui la saissent
Renforcent les liens des conceptions extrêmes,
Tandis que pour les sages c'est l'ouverture même
Par où trancher entièrement
Le filet des pensées discursives."

Ce que nous sommes tous peu ou prou... puéril je veux dire. C'est pour ça qu'il faut bien comprendre!
Ou s'éveiller comme Mahâkâsyapa!

J'espère que notre petite compil t'auras distrait un peu Patrick !

Amrita pour tous!

Écrit par : Elise | mercredi, 11 juin 2008

j'ai oublié de préciser qu'effectivement
j'ai plané.

à propos :
récemment j'ai emmené une bonne partie de mon collège voir une pièce de théâtre d'ombre jouée par des acteurs qui ont travaillé avec des gens du Cambodge (notamment pour la fabrication des marionnettes en peau de buffle)

J'ai hésité longuement, mais finalement, je n'ai pas mis le nom de la pièce pour obtenir l'accord des parents
il y en a qu'aurait indisposés
"La vie de Siddharta "

succès plein
et étonnement
la partie "éveil" a été le moment le plus calme pendant la pièce.

http://www.theatre-tangente-vardar.com/theatre-tangente-vardar-spectacle.php?spectacle=7

Écrit par : Luc Comeau-Montasse | dimanche, 15 juin 2008

Bonjour Elise,

La traduction d'Osier me laisse perplexe :

21-Plutôt vivre un jour en voyant l'immortalité que cent ans sans la voir. ( Osier)

Si réellement vous "voyez" l'immortalité, vous devenez vous-même immortel, ou plutôt vous vous éveillez à votre propre immortalité, auquel cas ce n'est pas UN jour, que vous vivez... mais une infinité !

Enfin bon, ne nous laissons pas embourber dans les mots ...

Salutations également à toi, Patrick, avec tous mes voeux de bonne santé.

Écrit par : Luc | lundi, 16 juin 2008

Peut-être Luc...C'est un pari (paradoxal non dit J.P Osier)
Le jeu en vaut peut-être la chandelle ?
Mais on peut aussi chercher à s'en assurer 100 ans durant et puis s'en lasser, s'éveiller et mourrir ou mourrir et s'éveiller, en un seul jour. Hi hi, hm...

Pour rire (de moi même) avec vous j'espère, un extrait de
" Ah Pook is here" p 32 de W. Burroughs.
(Mr hart cherche à s'emparer du secret de l'immortalité des codex Maya) :

(Mr hart):
"Dîtes, au fait, je suis un bon ami d'Osiris; ça vous dit quelque chose ?"
Le Flic de la Mort lui retourne une paire de claques.
"Le premier fils de pute qui essaye encore de m'intimider avec ses relations au Ciel...
- Je veux le consul américain...Consoul Americano..."
La Mort en flic mexicain lui sourit à travers les barreaux.
" No sabe Consoul Mericane, Misteur..."

Ca me fait du bien de relire ce passage, pourtant...
Bon mais c'est comme les stances faut peut-être les replacer dans le corps du texte.

PS je m'étais gouré, c'est la stance 114.

Écrit par : Elise | lundi, 16 juin 2008

Je suis en train de lire "En avoir ou pas" d'Hemingway : je découvre. Que de tendresse ! Que de désir ! Où rien ne vaut que soi-même et les siens... Tiens tiens, M. le Consul : quand dessoûlerez-vous ? Merci Luc pour les bons voeux : je n'en vois pas le bout de cette (soi-disant) convalescence... Je désespère même, en alternance avec un état moins malsain de l'esprit (la patience ?) : j'aimerais tellement passer à l'inespoir (de Trungpa). Mais bon, j'espère que vous allez tou(te)s bien : ça, c'est du bon espoir... Niveau bouleau, j'en suis au "Trésor de précieuses qualités" de Jigmé Lingpa + commentaire par Kangyur Rinpoché : 600 feuillets déjà traduits à corriger...

Écrit par : Patrick | mardi, 17 juin 2008

Salut Patrick.
Diable de codex maya!
A vrai dire je n'avais pas vu ce consul là, à cause de mon cortex négligent. Non pas soûle mais douchée quand même l'éffrontée à enfiler les perles sans bonne manière. J'ai honte si je vous donne du" fil à retordre".
C'est une bien douloureuse épreuve que ta "convalescence".
Je ne connais pas ton désespoir mais l'inquiétude n'est pas non plus une bonne compagne. J'aimerais tellement aussi mais c'est encore trop.Alors on passe de deuil en deuil toute sa vie comme ça, finalement! Des petits des gros...Quelle chiotte!
Aux pieds des bouleaux à l'écorce blanche pousse l'amanite tue- mouche ,certain pense que c'est de ce champignon que les dieux tiraient le soma.
Que ces Trésors de précieuses qualités te soient un réconfort !
Bah, pour les corrections...bon courage!

Salut à tout le monde!

Écrit par : Elise | jeudi, 19 juin 2008

"convalescence"

tu guéris lentement mais surement
Elise enfile les perles
j'enfile les victoires
une à une
c'est bon de vaincre
l'envie d'aimer donne des forces
une jubilation fugace
avant de mourir
à soi même

j'ai vaincu pas par ma propre force
faible ,réduit à néant
tel un enfant de 7 ans
dans le grenier vide
enveloppé
j'ai trouvé une épée

Écrit par : Buzz l'eclair | jeudi, 19 juin 2008

me revoici voyageant par ici

Écrit par : neige | dimanche, 22 juin 2008

Mes cordiales salutations à toutes et à tous...

Écrit par : Patrick | mercredi, 25 juin 2008

Merci Patrick!
Coucou cordial à tou(te)s aussi et encouragements amicaux à ta patience...

Écrit par : Elise | jeudi, 26 juin 2008

"Ne dites jamais non à ceux que vous aimez, car vous ne savez pas s'ils seront encore là quand vous aurez envie de leur dire oui". (Bernard Chouraqui, L'implosion du monde, éd. Grasset)

En pensant à mon père, décédé dimanche dernier, que j'ai vu pour la dernière fois il y a presque 40 ans ...

Écrit par : Luc | vendredi, 27 juin 2008

Toute mon amitié, cher Luc, lointaine mais là !

Écrit par : Patrick | samedi, 28 juin 2008

Toutes mes condoléances Luc

Écrit par : Buzz l'eclair | lundi, 30 juin 2008

Je trouve ici une certaine proximité (je parle de la traduction) avec ce que dit Gurdjief à propos de l'éveil et de l'état habituel de ceux qui pensent être conscient.

Mais en même temps
je pense à René Daumal (qui, très jeune, avait écrit sa propre grammaire sanscrite, insatisfait de celles qui existait) disait que "les saveurs mélangées sont le signe de la vulgarité" (en cuisine comme en pensée)

j'hésite donc à mêler ces deux "saveurs".


* forcément très jeune

Écrit par : le bateleur | lundi, 30 juin 2008

« Aux modèles s'opposent les voies », dit Henri Lefevre (Au-delà du savoir).
Et de Kostas Axelos (Contribution à la logique) : « L'attente de la pan-logique embrassant, mettant en relation et fluidifiant toutes les logiques particulières, l'attente d'une logique polyvalente et plurivoque par-delà la logique, l'attente de la libération de la logique de ses enclaves et la libération de la pensée par rapport à la logique, tout cela est à l'oeuvre dans toute pensée radicale », que cite Kenneth White, Dans l'introduction à La Figure du dehors

Et « la pensée doit se rendre dans ce qui fut son aurore, à savoir le poème » (Jean-paul Dollé, Haine de la pensée)
« Cette aurore, cette poéticité nouvelle, implique non seulement une mise en question de notre héritage culturel et conceptuel, mais aussi, au-delà du questionnement (on peut aller de question en question sans jamais faire un pas au-delà), le désir, la volonté, de sortir à la découverte de contextes culturels et de manières de penser dont cet héritage n'a pas tenu compte. Certes, il ne s'agit pas de jeter gaiement par la fenêtre notre legs (gréco-latin et judéo-chrétien). J'ai été trop longtemps humaniste fervent pour aquiescer facilement à une telle défenestration. Non, il s'agit de se rendre compte d'abord de la dégradation de cet héritage, ensuite de reconnaître ses limites. Tel constatera la dégradation et procédera à un travail de renouvellement et de purification qui restera toujours à l'intérieur des mêmes clôtures mentales. Pour sortir, il faut se débarasser de quantités de structures, il faut une disponibilité de l'esprit et du corps qu'aucun système ne peut reconnaître et que peu d'institutions se permettent d'encourager ».

Écrit par : Véa | vendredi, 04 juillet 2008

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