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lundi, 24 avril 2006

Présentation du "Soûtra de Lankâ"

 

Si le Lankâvatâra vous intéresse, laissez votre e-mail et je vous répondrai.

dimanche, 23 avril 2006

Légère présentation du Soûtra de l'Entrée à Lankâ

Lankâ-avatâra-sûtra


(Note simplissime pour les "vendeurs")


« Tout est esprit : le monde et le moi se ramènent à des contenus de conscience, des perceptions au sein de l’esprit. » Telle est la théorie que le Bouddha et son disciple, le bodhisattva grand être Mahâmati, dont le nom signifie « Grande Intelligence », discutent tout au long de ce Soûtra de l’Entrée à Lankâ, en sanskrit Lankâvatâra-sûtra.
Lankâ désigne Ceylan, ou Sri Lanka, et plus exactement une citadelle perchée au sommet d’un mont tout en pierreries qui jaillit au milieu de la mer. C’est un sanctuaire aussi étrange qu’inaccessible, peuplé de monstres polycéphales. Y « entrer » signifie, à la mode tantrique, accéder au cœur même du réel. D’où l’importance de le faire. Râvana, le démon qui ravit Sîtâ, la belle de Râma, est en fait un ardent mystique, et il n’a qu’un désir : accueillir le Bouddha en la cité dont il est le souverain pour recevoir de lui les enseignements les plus profonds sur la conscience en tant que sagesse primordiale et secret de l’univers.
Ici le Bouddha creuse la vacuité dans le sens de la claire lumière, qu’il appelle « sublime sagesse », et qui désigne cette puissance de connaître dans l’évidence dont il fait le moteur de la vie. Vides sont les choses tant qu’on n’y reconnaît pas des contenus de conscience, tant qu’on les prend pour des objets extérieurs à l’esprit. Non pas « mon » esprit comme dans le solipsisme, mais l’acte même de la conscience dans ce qu’il a d’évident.
Le propos est d’une hauteur et d’une acuité ineffables, servies par une prose des plus analytiques qui alterne avec des reprises en « vers » où les vérités claquent comme des slogans : un style d’une flagrante modernité portée par un contenu que je voudrais, « petit Poucet rêveur », utile à ceux qui ne redoutent pas la poésie paradoxale du renversement raisonné de tous les supports.
On peut, par ailleurs, considérer ce soûtra comme un développement des thèmes centraux du Soûtra du Dévoilement du sens profond précédemment publié dans la collection.

Texte traduit de la version chinoise réalisée à partir du sanskrit par Shikshânanda, moine khotanais, pendant les années 700-704 de notre ère. Les nombreux passages obscurs de cette version considérée par les spécialistes comme la « meilleure » ont été décryptés à l’aide du commentaire de Baochen (de l’école Huayan), de la version de Gunabhadra commentée par Nan Huaijin en langue parlée, de la version tibétaine « longue » due à Tcheudroup, et de la célèbre version anglaise de Suzuki, laquelle véhicule à sa manière l’original sanskrit.

Au moins 500 pages, avec une brève introduction et quelques notes indispensables. Je prévois de publier ultérieurement un autre volume consacré à cet ouvrage, autour de la traduction d’un commentaire de ce soûtra (assez bref et d’un formalisme extrêmement raffiné à la manière de son auteur, Fazang de l’école Huayan, intitulé Glose sur les mystères du Soûtra de l’Entrée à Lankâ) que j’aimerais agrémenter d’un lexique critique assez détaillé.



jeudi, 23 mars 2006

Le Fruit

果     禪     無     世


境     乘     我     間


不     阿     外     洲


思     賴     道     樹


議     耶     行     林