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mardi, 01 avril 2008

Tiada


22:47 Publié dans Indonésie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : questions

Toujours le même poème de Chairil Anwar



Chairil Anwar est né le 26 juillet 1922 à Medan, Sumatra Nord. C'était un Minangkabau (de Padang). La syphilis le tue à l'âge de 27 ans, le 28 avril 1949.

Son poème le plus connu reste "Aku" ("Moi"), qu'il aurait écrit lorsqu'il dut quitter son père qui trompait sa mère. Ce poème a été interprété comme un appel aux armes : les Indonésiens le citent ou s'en servent comme d'un appel à la révolte.

Chairil était un rebelle, incontestablement. Il vivait dans la rue, à Jakarta ; il fréquentait les gens de la haute société, et les putains. Son oncle était Premier ministre, mais jamais il ne chercha à en profiter. En fait il vivait vraiment dans la rue ou, sinon, dans la hutte construite par sa mère.

Avec Asrul Sani (cinéaste et écrivain) et Rivai Apin (éditeur, flic et contrebandier---adepte du réalisme socialiste), il fonda Génération 45 (Angkatan 45), mouvement littéraire indonésien. Angatan 45 se flattait d'employer un langage vif, bref et dépourvu d'ornements, pour défier les poètes de la génération précédente comme Sutan Takdir Alisjahbana qui recouraient encore aux modes d'énonciation traditionnels, à la rime et aux structures dérivées du pantoum (pantun).

Oeuvres:

Deru Campur Debu ("Grondements mêlés de poussière"), 1949
Kerikil Tajam Yang Terampas dan Yang Putus ("Graviers coupants : ceux qui restent et ceux qui tranchent"), 1949
A la mosquée, 1949
Tiga Menguak Takdir ("A Trois contre le destin"), 1950

Voir l'article de Tinuk Yampolsky, Poet of a Generation

21:55 Publié dans Indonésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : questions

À toi quand même

C’en est fini
mes amours se sont toutes envolées
je te reviens une fois encore
comme jadis

tu es la flamme lumineuse
la lumière à la fenêtre dans le noir de la nuit
qui me fait signe de rentrer lentement
patiemment, fidèlement toujours

je n’ai qu’un seul amour
je suis un être humain
nostalgique de sentiments
autant que de formes

où es-tu
toi qui n’as pas de forme
voix sourde qui n’a
que des mots pour chérir

tu es jaloux
tu es féroce
je suis une proie entre tes griffes
parfois prisonnière parfois libre

je suis confus et je suis fou
hélas de te revenir quand même
tu excites encore plus mon désir
comme une jeune fille derrière un rideau

solitaire ton amour
attend un être précis
le temps passe – ce n’est pas mon tour
le jour est mort– il n’est pas mon ami


Amir Hamzah

(J'y tiens, à ce poème apparemment nonoche...)

14:25 Publié dans Indonésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : questions