Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 09 avril 2008

Confidences

Merde alors ! Comment peut-on avoir aussi péniblement BOBO !?
Je dis "bobo" par égard pour ceux que torturent de grandes souffrances.
En fait j'ai mal, et depuis assez longtemps : "insupportablement" depuis plus de neuf mois -- sinon, depuis que je suis né. Sans mentir !
Comment prendre tout ça, sinon "philosophiquement" ?
Tartine de merde, et tout et tout...
La vraie vie, la vie est un combat, un coup bas, la vie peut-elle être vraie ?
"Faire la vie" -- pour ma grand-mère (Lulu la bien-aimée bien nommée), c'était "se débaucher"...
Merde encore !!!
La désintox, je vous en parle pas.
Même si tout le problème est là.
J'ai pris des saloperies pendant un demi-siècle :
maintenant je n'en prends plus, sinon une cuiller de miel par-ci, un petit biscuit "trop" sucré par-là, ah oui, et encore des cloppes, quatre ou cinq par jour. Mais plus de médocs sauf du "Propofan" (sinon je crèverais de douleur), plus de somnifères, d'antidépresseurs, d'anxiolytiques... La drogue suprême restant pour le petit bonhomme que je suis "le rayon vert des yeux de ma Ly". Et, parfois, la Voie médiane.
Je glaire vert (aussi), dors mal (avec de nombreux et longs rêves pénibles), ai mal "à la tête et au ventre".
Je vous passe les détails. Mais surtout, moi petit philosophe de merde devant l'Eternel, j'angoisse.
Je n'ai rien intégré de toute la sagesse que mon travail me fait raconter, rien du tout, ou alors vraiment peu.
L'orgueil est en train de me tuer, et la peur, et toutes les formes les plus rampantes de la bêtise...
Merde encore !

Et la sagesse de la sainte vacuité : c'est bien elle que je ne parviens pas du tout à intégrer !

239628104.jpg

Mes sujets de méditation pour l'instant (nouveau "travail") :

Des "Trente-Sept Stances sur la pratique du bodhisattva"
de Gyalsé Thogmé Zangpo de Ngultchou



18
Même dans le dénuement, le mépris permanent des autres,
La maladie grave ou la possession par des esprits,
Garder courage en prenant sur soi les méfaits et les souffrances de tous les êtres,
C’est la pratique du bodhisattva.

24
Les différentes souffrances sont comme la mort d’un enfant en rêve :
Qu’il est épuisant de tenir ces phénomènes illusoires pour réels !
C’est pourquoi, percevoir comme des illusions
Les circonstances adverses qu'il rencontre, c’est la pratique du bodhisattva.

37
Dédier à l'Éveil les mérites accomplis en faisant cet effort
Pour dissiper la souffrance de l'infinité des êtres
Tout en préservant l'état de sagesse affranchi des trois concepts,
C'est la pratique du bodhisattva.

22:46 Publié dans Pierre Lucien | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : questions

mardi, 08 avril 2008

Pieux souhait


23:21 Publié dans Pierre Lucien | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : questions

lundi, 10 mars 2008

Etat de corps

Encore la nuit pour entendre les écluses
me battre aux tempes, crier haro sur la paix molle
des tendons inutiles, pendant que s'avachit
la mer avec des rots d'abysse et des dieux
en rut qui courent par toutes mes oreilles.
La nuit toujours comme un silence peuplé
de groins véloces, de mandibules au bord
des plaies, avec les mousses qui suintent,
l'éventail pileux et les griffes torses profondément
amies du pus promis à se perpétuer.
Un tas de viande à mouches, diamants fêlés
et chats ricanants contre la peur foreuse
d'énigmes, un tas qui se détache doigt
parmi les bagues, orbites ensanglantées
que zèbrent, fibres mortes, torsades de lune
et filets d'ego pralin liquide excrémentiel.
Calme la nuit au cou meurtri sur la ouate
dans le giclement des rêves crasseux
que lâchent ses blessures. Lui déchirant
l'ombilic, un avion s'échappe de la morgue
et se pose sur le bord de la nuit --
la nuit des gommes symboliques où, mythes,
les baisers gratuits aspirent les paupières
et chassent les guenilles autour des enfants-crapauds
à la face cloquée. Dans un croassement
de meubles d'autres cavaliers s'effondrent
et de méchantes machines se penchent
sur l'horreur pour piétiner le sourire dansant
des araignées. Car il en est ainsi, il en est
toujours ainsi quand les acides du temps
écrivent à coups de vomissures marron
la maigreur de la joie et les pénibles pâleurs
des noms ivres de ce qui ne peut
que meurtrir.


Le 11 février 2008 aux Valats

23:20 Publié dans Pierre Lucien | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : questions